Loading...

Étiquette : motivation

Etre bon ou s’améliorer, une question de perspective

heidi grant halvorson get better mindsetHeidi Grant Halvorson a expliqué lors d’une conférence les différences essentielles entre ce qu’elle appelle le be good mindset (état d’esprit de vouloir “être bon”) et le get better mindset (l’état d’esprit de vouloir “s’améliorer”).
La clé du succès, selon cette chercheuse  en psychologie au Motivation Science Center de la Columbia Business School, repose sur le changement de notre mentalité, passant d’une volonté d’“être bon” à un état d’esprit bien plus positif de vouloir “s’améliorer”.

  • Le be good mindset se concentre sur le fait que nous devons être bons dans tout ce que nous entreprenons : nous nous comparons sans cesse aux autres, et lorsque quelque chose tourne mal, nous remettons en cause nos capacités. Les recherches de Grant Halvorson démontrent que cet état d’esprit rend les gens plus vulnérables et moins résistants face à l’adversité, et en toutes circonstances.
  • En revanche, avec le get better mindset, l’essentiel est non pas d’être bon mais de s’améliorer. La seule comparaison qui vaille est avec nous-mêmes, – et se révèle moins frustrante. Nous ne démontrons plus nos capacités aux autres, mais nous prouvons à nous-mêmes que nous pouvons faire mieux.

Une des expériences citée par la chercheuse démontre qu’être dans une tendance “je m’améliore” permet aux gens de résoudre des problèmes tout en étant interrompus fréquemment, alors que les interruptions (propres à la réalité de n’importe quel bureau!) font chuter les performances de ceux qui veulent être bons.
Parmi les bénéfices du get better mindset, la chercheuse énumère un plus grand plaisir pris dans nos activités, une créativité supérieure, la capacité d’articuler une pensée plus complexe, et de meilleures performances essentiellement liées à une persistance croissante dans ce que l’on entreprend.
Tout cela, juste en modifiant notre perception des choses … Cela semble en valoir la chandelle, non ?

Pour voir la vidéo, cliquez sur le lien suivant: http://99u.com/videos/22655/heidi-grant-halvorson-the-incredible-benefits-of-a-get-better-mindset (25 minutes, en anglais).

L’illusion d’incompétence

Cette vidéo venue du Québec met en évidence l’impact sur le niveau de leurs performances, de la perception que se font certains élèves de leurs compétences. Si nous remplaçons le mot “élève” par “collaborateur”, les principales idées de cette vidéo sont tout à fait applicables au milieu professionnel.

Ce qu’il me semble intéressant de retenir :

  • “la perception du niveau de compétences influence principalement l’engagement dans la tâche, l’autorégulation (la capacité de modifier un comportement ou une action en cours de tâche), l’intensité des efforts fournis pour traiter l’information, la persévérance et l’intensité des réactions émotionnelles devant les difficultés”

Principaux éléments permettant de reconnaître l’illusion d’incompétence :

  • “le perfectionnisme négatif, qui consiste en la poursuite d’exigences très élevées qui augmentent la probabilité d’échouer, accompagné de critiques récurrentes et d’évaluation négative de soi. […]“
  • “Le faible niveau d’estime de soi qui implique un jugement plutôt négatif sur soi et qui se base sur la faible compétence que s’attribue la personne dans différents domaines qu’elle juge importants.”

Prendre conscience de ce sentiment d’incompétence chez certains de nos collaborateurs et chercher à en limiter l’impact négatif nous permettra de les aider à s’en libérer et de leur donner accès à une partie plus large de leur potentiel.

Le but : des collaborateurs engagés et proactifs !

Le constat est général, les salariés sont démotivés. Un sondage Gallup établit qu’en France seulement 11% des salariés sont engagés (motivés et proactifs), et que 28% d’entre eux sont “activement désengagés”: franchement négatifs sur leur entreprise et prêt à lutter contre les intérêts de leur employeur… La bonne nouvelle c’est que le reste, ces 61% de non-engagés neutres, peut facilement basculer vers l’une ou l’autre de ces catégories.

Comment faire, donc, pour réveiller leurs motivations et transformer ce gisement endormi en collaborateurs proactifs ?

Le mouvement des entreprises libérées (nous en parlions précédemment) déclare que le problème est avant tout une question d’environnement : managers, pour une meilleure croissance de votre entreprise devenez en les jardiniers ! Il s’agit de faire évoluer l’organisation pour favoriser l’initiative et la responsabilité de tous.

Comment ? En créant un environnement dans lequel:

  1. Tous les salariés sont traités comme des égaux : il ne s’agit pas de supprimer la hiérarchie mais de malmener ces petits signes de pouvoir au quotidien qui inhibent les initiatives et les envies de mieux faire.
  2. Chacun peut se développer: faire en sorte que tous les collaborateurs soient capables de proposer des projets et d’être proactifs.
  3. Chacun peut s’autodiriger sur son projet: tous peuvent non seulement proposer des initiatives mais aussi les mener à bien.

Pour plus d’infos, lisez l’article du blog de Nicolas Cordier.

Newsletter
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir des conseils et méthodes pour évoluer dans votre domaine