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Étiquette : management

Le manager face au défi de l’intelligence collective (2)

Dans un article sur l’intelligence collective, Olfa Zaïbet-Grèselle* met en évidence les principaux facteurs permettant aux managers de mobiliser l’intelligence collective de leurs équipes :

–  Composer un groupe pluridisciplinaire

–  Intégrer les différentes intelligences individuelles

–  Faciliter et entretenir la collaboration et veiller à la cohésion et à l’interaction de l’équipe de travail pour que le groupe co-produise et co-agisse

– Apprendre avec et par les membres de l’équipe, et donner à l’équipe les moyens de capitaliser les savoirs et d’acquérir de nouvelles connaissances

–  Résoudre les problèmes et participer à la construction de la prise de décision à partir d’un processus collectif

–  Créer une vision commune pour mieux s’adapter et agir.

La docteure en gestion conclue: « il ne suffit pas de créer une équipe de travail pour qu’une intelligence collective émerge. (De même), une situation de travail nécessitant un travail collectif n’est pas suffisante pour qu’il y ait création d’une intelligence collective. Certains éléments permettant une coordination entre les différents membres de l’équipe semblent nécessaires et à des degrés différents selon les équipes de travail observées (équipe semi-autonome, équipe de direction et équipe projet)”.

L’intelligence collective est donc loin d’être simple et automatique : elle requiert la mise en place d’un contexte favorable, et un travail continu sur l’équipe de la part du manager pour que le groupe puisse co-construire des solutions innovantes face à une situation complexe.

* Olfa Zaïbet-Grèselle, Docteure en Sciences de Gestion  est  chercheuse à l’Université de Nice-Sophia Antipolis – GREDEG – (Groupe de Recherche en Droit, Economie, Gestion) – UMR 6227 – CNRS Spécialiste en Ressources Humaines et Management

Le but : des collaborateurs engagés et proactifs !

Le constat est général, les salariés sont démotivés. Un sondage Gallup établit qu’en France seulement 11% des salariés sont engagés (motivés et proactifs), et que 28% d’entre eux sont “activement désengagés”: franchement négatifs sur leur entreprise et prêt à lutter contre les intérêts de leur employeur… La bonne nouvelle c’est que le reste, ces 61% de non-engagés neutres, peut facilement basculer vers l’une ou l’autre de ces catégories.

Comment faire, donc, pour réveiller leurs motivations et transformer ce gisement endormi en collaborateurs proactifs ?

Le mouvement des entreprises libérées (nous en parlions précédemment) déclare que le problème est avant tout une question d’environnement : managers, pour une meilleure croissance de votre entreprise devenez en les jardiniers ! Il s’agit de faire évoluer l’organisation pour favoriser l’initiative et la responsabilité de tous.

Comment ? En créant un environnement dans lequel:

  1. Tous les salariés sont traités comme des égaux : il ne s’agit pas de supprimer la hiérarchie mais de malmener ces petits signes de pouvoir au quotidien qui inhibent les initiatives et les envies de mieux faire.
  2. Chacun peut se développer: faire en sorte que tous les collaborateurs soient capables de proposer des projets et d’être proactifs.
  3. Chacun peut s’autodiriger sur son projet: tous peuvent non seulement proposer des initiatives mais aussi les mener à bien.

Pour plus d’infos, lisez l’article du blog de Nicolas Cordier.

Quatre étapes pour libérer les énergies

Entreprises libérées, bonheur des salariés … Ca donne envie, mais qu’est ce que ça signifie exactement ? Une entreprise libérée, comme l’explique Isaac Getz, professeur à ESCP Europe dans son livre « Liberté&Cie, quand la liberté des salariés fait le bonheur des entreprises », est avant tout une entreprise dans laquelle le partage des pouvoirs et la réorganisation du management permet l’accès à la richesse humaine de tous.

Non seulement ça marche, mais ce n’est pas réservé aux géants de l’innovation, comme le montre de nombreuses PME françaises (Chronoflex, Favi , Poult , ou encore Lippi). En responsabilisant leurs salariés, elles atteignent des résultats nettement supérieurs à leur secteur et affiche en temps de crise une belle croissance ! Le secret, disent les managers:  « Lâcher prise« . Arrêter de vouloir tout décider, encourager un nouveau mode de prise de décision, rassembler autour du “pourquoi” mais déléguer totalement le “comment”: pour les managers qui osent sauter le pas et revoir leur rapport au pouvoir, c’est une révolution.

Comment s’y prendre concrètement, ? Voici les 4 étapes pour libérer son entreprise, selon Isaac Getz :

  1. Arrêtez de parler, commencez par écouter et mettez-vous au même niveau que vos employés.
  2. Partagez votre vision de l’entreprise ouvertement afin que tous les employés aient la capacité de se l’approprier.
  3. Arrêtez d’essayer de motiver les gens, mais construisez un environnement qui leur permette d’évoluer et de s’autodiriger.
  4. Pour maintenir la liberté de votre entreprise, soyez-en le garant par une vigilance de tous les instants.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire cet article publié dans La Tribune.

Sachons reconnaître un allié derrière un adversaire

Lorsque Thierry est arrivé à la tête de sa filiale, il a rencontré tous les responsables. Son premier entretien avec Michel, responsable du département informatique, s’est mal passé : Michel contredisant très souvent ses propos, Thierry en a été fortement agacé et les deux hommes se sont affrontés assez violemment. Cela s’est reproduit très souvent au cours des entretiens suivants.

Les deux hommes ont vécu un certain temps sur cette mauvaise impression jusqu’au moment où Thierry a pris conscience que Michel et lui se ressemblaient beaucoup. Ils veulent tous deux que l’entreprise tourne, obtenir des résultats et être reconnus pour ces résultats. Lorsque Michel semble s’opposer à Thierry, il ne dit pas « non » pour faire barrage : il cherche simplement à vérifier si sa solution tient la route.

Quant à Michel… Le ton péremptoire employé par Thierry l’agace et il a beaucoup de mal à lui répondre sur un ton normal. Mais, sur le fond, il n’a rien à lui reprocher. Il est même plutôt content d’avoir enfin un patron qu’il sent capable de prendre les décisions qui s’imposent.

Dès que Thierry réalise que Michel est toujours le premier à mettre en œuvre ses recommandations et à obtenir des résultats concrets, il change d’attitude. C’est Michel qu’il va voir dès qu’il se pose une question sur un changement de processus ou d’organisation. C’est avec lui qu’il mène les opérations pilotes. Thierry est soulagé d’avoir un relais sur le terrain qui raisonne de la même manière que lui, et Michel est heureux d’avoir un relais dans la hiérarchie qui tient ses engagements et lui permet d’avancer en toute confiance. Ils se reconnaissent et s’apprécient mutuellement ; ils sont devenus alliés.

Ce n’est pas toujours les personnes avec lesquelles nous avons d’emblée les relations les plus faciles qui deviendront nos alliés les plus solides. Thierry est parvenu à décoder les réactions de son interlocuteur, il a identifié les aspects positifs liés à ses réactions épidermiques, il est parvenu à piloter ses propres réactions d’agacement et il est passé à l’écoute. Il a trouvé une façon efficace de travailler avec lui et construit un mode de relation dans lequel chacun se sent vraiment reconnu.

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