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Étiquette : gestion du stress

S’adapter à l’autre pour mieux manager

Trois types de réactions sous stress

En tant que manager, il nous arrive fréquemment de d’avoir à demander plus de résultats aux membres de nos équipes. Plus la pression est forte, plus ces conversations pourtant nécessaires peuvent se révéler difficiles. Comment faire pour faire passer nos messages sans générer de stress ?

Le principe est simple, et son application ne requiert qu’un peu d’entraînement : pour obtenir une amélioration des performances de nos collaborateurs sans augmenter leur niveau de stress, il est important de prendre en compte, dans nos échanges, le mode de fonctionnement psychologique de la personne à laquelle nous nous adressons. Voici quelques conseils pour adapter votre style de management en fonction des profils que vous rencontrez.

Première question à vous poser : comment réagit ce collaborateur face à un problème et sous pression ?

Trois réponses possibles :

 

S’il ou elle s’énerve, hausse le ton, défend ses résultats avec vigueur : profil de dominante « Lutte ».

Comment le ou la gérer ?  Les personnes qui manifestent des réactions de type « Lutte » n’ont pas besoin – et détestent – qu’on leur dise ce qu’ils ont à faire.  Il vous suffit de leur expliquer la situation : présentez-leur les données du problème, en insistant sur le challenge que cela représente. Les profils « Lutte » adorent les défis et n’ont aucun problème à assumer des responsabilités.  Demandez-leur quels sont les objectifs sur lesquels ils peuvent s’engager, ils vous les diront et s’engageront.

 

S’il ou elle se tait, regarde ses pieds, se paralyse mais semble mal à l’aise : profil de dominante « Repli ».

Les personnes qui manifestent, des réactions de type « Repli » ont besoin d’être soutenues, encouragées et stimulées. Lorsqu’elles ne se sentent pas reconnues dans leurs efforts, elles se bloquent encore plus. En tant que manager, votre objectif consistera à les piloter avec précaution, si vous voulez profiter, pleinement, de leur capacité de travail et d’engagement. Si face à leur instinct de rentrer dans leur coquille vous êtes tenté, au contraire, de les secouer, vous obtiendrez l’effet inverse : stress et blocage. Laissez-leur un temps de réflexion et revenez vers eux avec une attitude de dialogue. Cherchez, avec eux, comment leur permettre de réaliser, au mieux, la mission que vous souhaitez leur confier, vous pourrez compter sur leur engagement et leur volonté d’être utiles.

S’il ou elle se disperse, argumente, et cherche à éviter le conflit, profil de dominante « Fuite ».

Les personnes ayant des réactions de type « Fuite » ont besoin d´avoir des points de repère ; cherchez à leur fixer des étapes intermédiaires, à suivre régulièrement leur progression. Soutenez-les et soyez vigilant, sans toutefois mettre une pression trop forte. Vous saurez si celle-ci devient excessive lorsqu’elles commenceront à se justifier et à prouver que, de toute façon, leurs objectifs n’étaient pas accessibles…Trop de pression génère chez eux de l’éparpillement et une baisse d’efficacité, alors qu’un niveau de pression vécu, par elles, comme raisonnable, réveillera leur créativité et leur capacité à trouver des solutions.

 

Pour en savoir plus, je vous invite à me contacter ou à nous rejoindre lors des sessions d´entraînement que j’organise fréquemment.

Leaders empathiques: comment gérer les attentes et demandes de vos équipes

Comment jongler avec nos tâches tout en étant disponible pour nos équipes ?
Comment jongler avec nos tâches tout en étant disponible pour nos équipes ?

Sergio est gérant de plusieurs agences dans une grande banque française. Il a adopté, depuis son arrivée dans son poste, un style de management participatif : ses collaborateurs savent qu´ils peuvent compter sur lui et viennent le voir dans son bureau pour solliciter son avis, lui poser des questions ou lui présenter leurs idées.

 

Depuis plusieurs mois, Sergio prend de moins en moins de plaisir à ces échanges : il aime être disponible et à l´écoute, mais, en même temps, il se sent de plus en plus stressé. Tous les mois il doit effectuer une série de contrôles entre le 20 et la fin du mois. Comme il est constamment interrompu par ses collaborateurs, le processus lui prend beaucoup de temps et il a beaucoup de mal à le terminer dans les délais. Sergio finit par redouter ces fins du mois et cette tâche qui n´en finit plus !

 

Le problème de Sergio est courant: il est partagé entre son envie de fermer sa porte pour se concentrer sur cette tâche complexe, et la crainte que ses équipes ne prennent mal le fait qu´il s´isole pour travailler.

Fixer des limites claires n´est pas contradictoire avec un management participatif, loin de là. Tout dépend de comment ces limites sont communiquées.

 

A la suite d’un entretien où nous avons évoqué ce sujet, Sergio applique les techniques de communication que nous avons vues ensemble. A l’occasion d’une réunion d´équipe, il formule clairement son besoin de fermer sa porte et de ne pas être interrompu pendant les quelques jours où il effectuera les contrôles mensuels. Une fois ces contrôles terminés, précise-t-il, il sera à nouveau disponible. Contrairement à ce qu’il redoutait il ne recueille pratiquement aucune réaction négative. A peine quelques questions sur des points de détail.

 

Quelques jours plus tard, quand il fait le point sur cette nouvelle façon de faire, Sergio est très surpris : il n’a pratiquement jamais été dérangé, son équipe n’a pas eu l’air d’en souffrir et en plus il a réussi à terminer ses contrôles en deux jours et demi. Jamais il n’aurait imaginé que ça lui prendrait aussi peu de temps !

Le mois suivant, à sa grande surprise il a fait encore mieux : il a réussi à boucler ses contrôles en un jour et demi, il a également réussi à consacrer plus de temps à ses équipes, à se former et à boucler un dossier qu’il n’arrivait pas à terminer depuis plusieurs semaines !

Sergio est ravi : le stress associé aux fameux contrôles a disparu pour laisser place à une formidable sensation de bien-être. En exprimant clairement ses besoins et ses attentes, il a réussi à mettre en place un style de management qui correspond à ce qu’il souhaite : ouvert et participatif et qui lui permette, néanmoins, de faire respecter les moments d’isolement dont il a besoin pour mener à bien certaines tâches complexes.

Mission accomplie !

Marchez et dormez pour de nouvelles idées !

Dans le contexte actuel, les dangers du travail excessif et autres phénomènes de burnout sont de plus en plus courants, pour les managers, les cadres dirigeants et les dirigeants d’entreprises. Il est grand temps qu’ils prennent soin d’eux, de façon aussi importante que l’on prend soin de la santé de leurs collaborateurs. Prendre soin d’eux-mêmes, c’est prendre soin de leur entreprise et c’est indispensable.

Je vous propose de prendre une pause pour regarder ces deux mini conférences (3 à 4 minutes chacune) :

1. L’idée au cœur de cette première présentation est simple mais efficace: la prochaine fois que vous organisez une réunion, dites à votre interlocuteur de vous rejoindre pour une marche à pied.

2. Deuxième conseil qu’Arianna Huffington (co-fondatrice du Huffington Post) présente de façon claire et concise: “le chemin vers une vie plus productive, plus enthousiaste, plus joyeuse passe par un sommeil suffisant. […] Face aux multiples crises de notre monde en ce moment, ce qui est bon pour nous sur le plan personnel, ce qui va nous apporter plus de joie, de reconnaissance, d’efficacité dans nos vies, est aussi ce qui est le mieux pour le monde. Je vous exhorte donc à fermer vos yeux, à couper vos moteurs et à découvrir le pouvoir du sommeil.”

Les conseils bouddhistes de Matthieu Ricard

Après un début de carrière comme brillant biochimiste à l’Institut Pasteur, Matthieu Ricard plaque tout, devient moine bouddhiste et part méditer dans une cellule de l’Himalaya. Rapidement, il s’investit auprès des populations locales et crée l’association Karuna-Shechen. Il a écrit, de nombreux ouvrages  dont un livre-dialogue passionnant  «Le Moine et le Philosophe» avec son père, Jean-François Revel. Il vient de faire paraître « Plaidoyer pour l’altruisme » aux éditions NiL.

Interrogé par Management, il nous livre sa vision de l’économie actuelle. En voici quelques passages :

“ Je reviens toujours à une question essentielle : quel est le sens de la vie ? Gagner de l’argent n’est pas malsain, mais il faut que cette quête ait un sens, qu’elle permette de vivre une aventure commune pour le bien du plus grand nombre, et non qu’elle serve ­l’intérêt exclusif de quelques-uns.”

”Je pense que la concurrence entre les groupes est normale et saine. Car c’est notamment cette dynamique qui permet d’empêcher la formation de monopoles et qui favorise l’innovation. En revanche, la compétition humaine au sein même des entreprises est néfaste. Lorsque tout le monde se compare, s’attribue des notes, c’est nuisible! ”

”Les entreprises qui mettent l’accent sur le bien-être réussissent bien mieux sur leur marché que les autres. Prenez l’exemple de Google, que je connais bien. Dans ce genre de groupe où l’on travaille beaucoup, on prend aussi soin des collaborateurs. ”

”Le pire dans la vie est de faire quelque chose qu’on n’a pas envie de faire ou qui ne correspond pas à nos capacités. Le burn-out, cette maladie moderne, provient de l’absence de maîtrise sur ce qu’on entreprend…”

”Une entreprise avec un comportement social fondé sur la solidarité et le respect sera mieux armée pour traverser les crises.”

Deux  conseils pour lutter contre le stress :

“La méthode la plus ancienne et à la portée de tout le monde  : faire une brève sieste ! “

“Vous pouvez aussi [faire] une séance de «méditation de pleine conscience». Cela consiste à focaliser pleinement son attention sur le moment présent et à analyser ce que vous ressentez. …Vingt minutes par jour pour gagner en sérénité et prendre du champ par rapport à ce qui nous agresse, ça vaut le coup, vous ne croyez pas ?“

“Aux Etats-Unis, le professeur de médecine Jon Kabat-Zinn, qui dirige la  «Clinique pour la Réduction du Stress » [et le centre pour la pleine conscience en médecine de l’université de Massachusetts] obtient des ­résultats remarquables avec cette méthode.”

Lire l’article complet.

Et si vous ne l’avez pas vue, je vous conseille également sa conférence de 20 min sur le thème du bonheur.

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