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Catégorie : Conseils pratiques

4 principes pour faire des feedbacks utiles et efficaces

Nous le savons tous : des entretiens réguliers de suivi des collaborateurs sont capitaux pour maintenir leurs efforts et corriger les erreurs avant qu’elles ne prennent trop d’ampleur. Le livre de Marnie Green, Painless Performance Conversations, nous propose quelques principes pour faire en sorte que ces entretiens, plus réguliers que le classique entretien annuel d’évaluation, soient efficaces :

  • Soyons vigilants à notre attitude et nos comportements : il s’agit de gérer nos émotions, même et surtout en cas de désaccord avec le collaborateur en question. Exprimons- nous de façon concise, claire et factuelle, en expliquant quelles sont les attentes concrètes que nous avons en termes de résultats et de façon de travailler. Il est important d’insister sur les choses positives et ne pas seulement évoquer ce que nous ne voulons pas.
  • Evitons les jugements. Le piège est bien connu : lorsque nous commençons par formuler le problème de façon maladroite « Ton équipe n’a pas atteint les résultats prévus » immédiatement notre interlocuteur se braque et l’entretien ne produira pas l’effet positif recherché. Efforçons-nous d’appliquer des principes, comme ceux de la communication non violente (ou comme ceux présentés dans mes ouvrages…): remplaçons notre phrase par « Je vois que les résultats de l’équipe sont moins bons, de quoi avez-vous besoin pour les améliorer ? Que s’est-il passé ? » ou d’autres phrases factuelles de ce type.
  • Posons des questions qui invitent à imaginer et proposer une solution. Prenons le temps d’écouter, et de laisser des silences entre nos phrases. N’oublions pas que certains de nos collaborateurs sont naturellement réticents à s’exprimer et ont besoin de se sentir écoutés. Les questions du type « Comment pourrions-nous augmenter nos ventes ? Que faut-il faire pour résoudre ce problème ? » sont très utiles pour y parvenir.
  • Faisons passer le message de la responsabilité : il s’agit de faire comprendre à notre collaborateur, durant l’entretien, qu’il est souvent le mieux placé pour faire évoluer ses résultats et ses comportements. Les managers n’ont jamais toutes les réponses aux problèmes. Ils sont les catalyseurs du changement. Leur tâche consiste à faciliter l’identification et la mise en œuvre des solutions tout en restant dans le cadre des objectifs et des contraintes de l’organisation dont ils dépendent.

L’importance de notre langage non verbal (et comment l’utiliser)

Nous parlons souvent du langage corporel et de ce que nous transmettons au-delà de nos mots, mais sommes-nous réellement conscients de l’impact potentiel de nos gestes et postures ?
Amy Cuddy dans cette courte conférence (20’) s’interroge : nous savons que notre langage non verbal affecte la perception des autres, mais peut-il également influencer notre propre image de nous-mêmes et donc nos actions ? Elle nous présente quelques expériences sur l’impact des postures associées au pouvoir et sur l’effet de notre langage corporel sur notre perception de nous-mêmes. Les résultats sont étonnants… Elle démontre par exemple, qu’adopter une posture associée à la victoire et au pouvoir, avant un entretien professionnel ou d’embauche a un impact déterminant sur le résultat de l’entretien.
Pourquoi ne pas essayer pendant deux minutes avant votre prochaine réunion stressante ?!

PS : si vous n’avez pas 20’ vous pouvez regarder les 2 premières minutes et passer directement à la 8ème minute.

Les 4 pièges du travail en équipe

J’ai lu récemment un article sur les 4 pièges du travail en groupe sur lesquels porter notre attention. Il s’agit d’un article du Business Insider publié en français sur le site du « Journal du net » (pour lire l’article original en anglais cliquez ici)

Les dangers qu’il met en évidence sont les suivants :

  •  l‘excès d’esprit de compétition en interne, qui peut nuire à la productivité de l’équipe en créant des rivalités
  • l’excès de loyauté envers le groupe qui nuit à la créativité face aux problèmes et génère un conformisme mou.
  • un manque de valorisation de l’effort individuel, qui mène à une certaine « paresse sociale »
  • une attitude trop pessimiste de l’un des membres du groupe qui génère de la lourdeur et des émotions négatives.

L’article m’a paru intéressant car il correspond bien à l’équilibre entre compétition et coopération que nous prônons au sein de l’équipe de la « Coopétition interne » (pour plus d’information, je vous invite à visiter notre site)
Je vous invite à lire également, sur ce sujet, l’article que nous avons publié sur les facteurs de succès d’une stratégie de coopétition interne.

6 principes pour améliorer nos réunions

Voici quelques principes tirés des travaux récents sur l’intelligence collective qui nous aideront à transformer les longues réunions laborieuses en réunions courtes et efficaces. L’idée principale de l’intelligence collective est que les solutions ne sont pas imposées mais co-créées à partir des apports de chacun.

Tiré de l’article de Shabnam Anvar sur le blog de l’Express.

Trois principes de fond pour y parvenir :

  • Equivalence : Chacun a une place, sa place dans le groupe ; il est accepté tel qu’il est, avec ce qu’il est. Il n’y a pas de hiérarchie, il y a juste des personnes qui assument des responsabilités d’ordre différent. La diversité des expériences, du savoir-être et du savoir-faire de chacun est un atout pour le groupe.
  • Bienveillance : Chaque participant est invité à ne pas être dans le jugement de l’autre, ni des idées proposées. Il n’y a ni bon ni mauvais. Une idée que vous pourriez considérer « mauvaise », pourra être l’élément déclencheur de la solution trouvée par le groupe.
  • Responsabilité : Chacun est responsable de ses besoins, de ses émotions et de ses actes. Chaque participant est invité à parler en son nom en employant le « je » et en évitant les « on pense que ». Assumer la responsabilité de sa pensée est déjà un grand pas.

Trois principes de forme :

  •  Temps imparti : Afin que chaque participant puisse s’exprimer et faire partie du groupe, il est souhaitable de prévoir au début de la réunion un temps équivalent pour tous. Deux minutes permettent en règle générale à chacun d’exprimer l’essentiel et invite à un exercice de concision pour le bien-être de chacun.
  • Ecoute silencieuse : Pour sortir de la course mentale de « comment je peux « réagir » à ce qu’il dit », l’écoute silencieuse s’impose. Écouter ce que la personne dit, chercher à comprendre ce qu’il dit et pourquoi il le dit. Le tour de parole (ou tour de table) est un bon moyen d’habituer un groupe à l’écoute silencieuse. Chacun parle sans être interrompu ; les autres participants sont invités à ne pas « réagir », mais à s’exprimer, à « agir » lorsque ce sera leur tour de parler.
  • S’écouter soi : Se taire et écouter l’autre, permet aussi d’écouter son propre ressenti par rapport à ce qui est dit. Le silence, c’est aussi la possibilité de passer son tour et ne rien dire. Mais à la différence des personnes silencieuses lors de réunions, la personne, ici, assume la responsabilité de son choix de ne rien dire.

Pour en savoir plus sur l’écoute active et comment améliorer son style de communication, lisez nos articles sur le blog de mon ouvrage « Mieux vivre avec ses émotions »

Marchez et dormez pour de nouvelles idées !

Dans le contexte actuel, les dangers du travail excessif et autres phénomènes de burnout sont de plus en plus courants, pour les managers, les cadres dirigeants et les dirigeants d’entreprises. Il est grand temps qu’ils prennent soin d’eux, de façon aussi importante que l’on prend soin de la santé de leurs collaborateurs. Prendre soin d’eux-mêmes, c’est prendre soin de leur entreprise et c’est indispensable.

Je vous propose de prendre une pause pour regarder ces deux mini conférences (3 à 4 minutes chacune) :

1. L’idée au cœur de cette première présentation est simple mais efficace: la prochaine fois que vous organisez une réunion, dites à votre interlocuteur de vous rejoindre pour une marche à pied.

2. Deuxième conseil qu’Arianna Huffington (co-fondatrice du Huffington Post) présente de façon claire et concise: “le chemin vers une vie plus productive, plus enthousiaste, plus joyeuse passe par un sommeil suffisant. […] Face aux multiples crises de notre monde en ce moment, ce qui est bon pour nous sur le plan personnel, ce qui va nous apporter plus de joie, de reconnaissance, d’efficacité dans nos vies, est aussi ce qui est le mieux pour le monde. Je vous exhorte donc à fermer vos yeux, à couper vos moteurs et à découvrir le pouvoir du sommeil.”

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