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Marchez et dormez pour de nouvelles idées !

Dans le contexte actuel, les dangers du travail excessif et autres phénomènes de burnout sont de plus en plus courants, pour les managers, les cadres dirigeants et les dirigeants d’entreprises. Il est grand temps qu’ils prennent soin d’eux, de façon aussi importante que l’on prend soin de la santé de leurs collaborateurs. Prendre soin d’eux-mêmes, c’est prendre soin de leur entreprise et c’est indispensable.

Je vous propose de prendre une pause pour regarder ces deux mini conférences (3 à 4 minutes chacune) :

1. L’idée au cœur de cette première présentation est simple mais efficace: la prochaine fois que vous organisez une réunion, dites à votre interlocuteur de vous rejoindre pour une marche à pied.

2. Deuxième conseil qu’Arianna Huffington (co-fondatrice du Huffington Post) présente de façon claire et concise: “le chemin vers une vie plus productive, plus enthousiaste, plus joyeuse passe par un sommeil suffisant. […] Face aux multiples crises de notre monde en ce moment, ce qui est bon pour nous sur le plan personnel, ce qui va nous apporter plus de joie, de reconnaissance, d’efficacité dans nos vies, est aussi ce qui est le mieux pour le monde. Je vous exhorte donc à fermer vos yeux, à couper vos moteurs et à découvrir le pouvoir du sommeil.”

Sans diversité pas de performance globale

C’est là le titre d’un article publié récemment dans  le Cercle les Echos, dont nous reprenons les paragraphes clés.

A partir de l’exemple de l’impact de la diversité génétique des abeilles sur la conservation d’une température optimale dans la ruche, Robert Branche conclut:

La performance collective vient des différences, et non pas des similitudes. Ou plus exactement, des variations autour d’un comportement commun. Mais ceci vient-il d’un processus d’adaptation et d’apprentissage, ou est-ce génétique ? Ou formulé autrement, la performance collective suppose-t-elle une hétérogénéité structurelle et initiale, ou peut-elle être issue d’individus initialement identiques, et qui ont appris à être complémentaires ? […]  

La diversité est donc un élément essentiel pour garantir la performance collective : sans elle, pas de flexibilité, pas d’adaptation rapide à un changement dans l’environnement.”

“Être confronté à des expériences diverses ne suffit pas : si l’on est initialement homogène, on ne sait pas en tirer parti… et l’on disparaît. Et dire que d’aucuns dans nos sociétés ont peur de la diversité, et voudraient cloisonner le monde…”

“L’espèce humaine n’est pas née par rupture, mais par évolution. Elle est elle-même un construit du monde, et il y a fort à parier que ce qui est vrai pour les abeilles l’est aussi pour nous. Aussi quelle erreur quand des dirigeants croient que la performance de l’entreprise viendra de la consanguinité ? Certes, il peut être rassurant de s’entourer de camarades issus de la même école, et avec lesquels on a de nombreux points communs. Mais, comme pour les abeilles à miel, ce n’est vraiment pas la meilleure solution pour construire une entreprise résiliente… […] La France ou l’Europe ne seront pas fortes en se protégeant de la diversité, mais au contraire, en relevant le défi d’une construction collective qui s’appuie sur les différences. Et pour être efficaces, ces différences ne doivent pas être acquises, mais innées : celui qui n’est pas né ici vient nous apporter la richesse de ce que nous ne sommes pas…

Les conseils bouddhistes de Matthieu Ricard

Après un début de carrière comme brillant biochimiste à l’Institut Pasteur, Matthieu Ricard plaque tout, devient moine bouddhiste et part méditer dans une cellule de l’Himalaya. Rapidement, il s’investit auprès des populations locales et crée l’association Karuna-Shechen. Il a écrit, de nombreux ouvrages  dont un livre-dialogue passionnant  «Le Moine et le Philosophe» avec son père, Jean-François Revel. Il vient de faire paraître « Plaidoyer pour l’altruisme » aux éditions NiL.

Interrogé par Management, il nous livre sa vision de l’économie actuelle. En voici quelques passages :

“ Je reviens toujours à une question essentielle : quel est le sens de la vie ? Gagner de l’argent n’est pas malsain, mais il faut que cette quête ait un sens, qu’elle permette de vivre une aventure commune pour le bien du plus grand nombre, et non qu’elle serve ­l’intérêt exclusif de quelques-uns.”

”Je pense que la concurrence entre les groupes est normale et saine. Car c’est notamment cette dynamique qui permet d’empêcher la formation de monopoles et qui favorise l’innovation. En revanche, la compétition humaine au sein même des entreprises est néfaste. Lorsque tout le monde se compare, s’attribue des notes, c’est nuisible! ”

”Les entreprises qui mettent l’accent sur le bien-être réussissent bien mieux sur leur marché que les autres. Prenez l’exemple de Google, que je connais bien. Dans ce genre de groupe où l’on travaille beaucoup, on prend aussi soin des collaborateurs. ”

”Le pire dans la vie est de faire quelque chose qu’on n’a pas envie de faire ou qui ne correspond pas à nos capacités. Le burn-out, cette maladie moderne, provient de l’absence de maîtrise sur ce qu’on entreprend…”

”Une entreprise avec un comportement social fondé sur la solidarité et le respect sera mieux armée pour traverser les crises.”

Deux  conseils pour lutter contre le stress :

“La méthode la plus ancienne et à la portée de tout le monde  : faire une brève sieste ! “

“Vous pouvez aussi [faire] une séance de «méditation de pleine conscience». Cela consiste à focaliser pleinement son attention sur le moment présent et à analyser ce que vous ressentez. …Vingt minutes par jour pour gagner en sérénité et prendre du champ par rapport à ce qui nous agresse, ça vaut le coup, vous ne croyez pas ?“

“Aux Etats-Unis, le professeur de médecine Jon Kabat-Zinn, qui dirige la  «Clinique pour la Réduction du Stress » [et le centre pour la pleine conscience en médecine de l’université de Massachusetts] obtient des ­résultats remarquables avec cette méthode.”

Lire l’article complet.

Et si vous ne l’avez pas vue, je vous conseille également sa conférence de 20 min sur le thème du bonheur.

Le dirigeant de demain selon les jeunes d’aujourd’hui

J’ai lu, cet été, un article intéressant sur le site de L’express sur les attentes quant au “dirigeant de demain”. L’article se base sur les conclusions d’une étude menée par le réseau Grandes Ecoles au Féminin  et en reprend les conclusions principales. L’étude a été menée en 2011 auprès de 3200 diplômés, jeunes et moins jeunes, des grandes écoles françaises.

Il m’a semblé intéressant que les diplômés identifient comme défis majeurs la “nécessité de savoir réinventer en permanence son business model” (47%) et  les “difficultés croissantes pour manager les contradictions entre les objectifs à atteindre et les moyens disponibles” (38%). Les valeurs (63%) ainsi que la nécessité de maintenir un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée (70%), apparaissent comme les deux freins majeurs face à une plus grande prise de responsabilités, loin devant tous les autres obstacles possibles, comme par exemple devoir gérer une crise grave (un petit 12%). L’appartenance à des réseaux est vu comme le facteur clé (76%) pour pouvoir accéder au pouvoir, bien avant avoir fait une grande école (38%) ou la compétence (19%), ce qui me paraît également intéressant.

Lorsqu’ils sont interrogés sur les qualités des dirigeants, les diplômés signalent une grande différence entre les qualités qui leur semblent prises en compte aujourd’hui pour évaluer la performance (sa capacité à entretenir un bon réseau relationnel 54%, sa capacité à anticiper et relayer les demandes de l’actionnaire 50% et à savoir être dur pour atteindre ses objectifs 44%) et les qualités qui leur semblent importantes pour les dirigeants de demain. Ils considèrent en effet, qu’ils devront : savoir piloter à long terme malgré la pression du court terme (61%), savoir motiver et manager leurs collaborateurs (51%) et être visionnaires (46%), loin devant savoir anticiper les demandes des actionnaires (5%) et savoir être dur pour atteindre ses objectifs (1%). Cela montre bien le changement de paradigme en cours dans le domaine du management, dont nous parlons fréquemment dans ce blog.

pyramide inversée

 

L’étude nous montre ainsi un dirigeant du futur qui saura, tel Shiva et ses multiples bras, préserver l’intérêt long terme de l’entreprise, motiver ses équipes et être visionnaire:

 manager shiva

Positivons pour de meilleurs résultats

Dans nos formations comme dans les articles de ce blog, j’évoque souvent le pouvoir de la pensée positive. Je me rends souvent compte que certains de mes interlocuteurs hochent la tête mais ne sont pas convaincus : encore un concept de consultant, pensent-ils peut-être. Voici quelques éléments permettant de mieux comprendre pourquoi et comment ça marche.

De nombreuses études de terrain citées par Shawn Achor, psychologue américain et l’un des experts du mouvement de la psychologie positive, mettent en évidence que :

  • Seulement 10% de notre bonheur dépend de notre environnement (éléments externes, choses que nous avons ou non) ; les 90% restant dépendent de notre perception, c’est-à-dire de la façon dont nous voyons les choses.
  • Seulement 25 % des réussites professionnelles sont liées à l’intelligence, les 75 % restants s’expliquent par notre niveau d’optimisme, notre environnement relationnel, et notre capacité à voir le stress comme un défi plutôt que comme une menace.

Or, la plupart des managers et des entreprises fonctionnent selon le schéma suivant : si nous travaillons plus et mieux, nous réussirons mieux, et si nous réussissons dans la vie, nous serons heureux. La plupart d’entre nous repoussant ainsi le bonheur vers un but que nous n’atteignons jamais, une limite qui se déplace constamment !

Pour sortir de ce piège, Shawn Achor propose de travailler sur notre perception des choses, en introduisant plus de positif dans nos pensées. Il met en évidence que lorsque nous pensons de façon optimiste, notre cerveau est plus efficace que si nous sommes stressés ou concentrés sur le négatif. “L’intelligence, la créativité, le niveau d’énergie augmentent, dit-il …(et) les résultats professionnels s’améliorent. Le cerveau en mode positif est 31 % plus productif qu’en mode négatif, neutre ou stressé. [En entreprise] les ventes augmentent de 37 %. Les médecins sont 19 % plus rapides et précis dans leur diagnostic.”

Il conclut qu’il s’agit “d’inverser la recette, de trouver un moyen d’être optimiste dans le présent, alors nos cerveaux réussiront encore mieux, car nous pourrons travailler plus dur, plus vite, et plus intelligemment.”

Concrètement, comment y parvenir ? Le psychologue nous propose de nous livrer régulièrement à des exercices simple pour nous entraîner à être plus optimistes. Il s’agit, par exemple, d’identifier chaque jour, trois choses que nous considérons comme positives. De le faire régulièrement et pendant une période relativement longue (21 jours d’affilée, recommande-t-il) et de les écrire chaque jour. En effectuant ce travail simple, mais de façon régulière, nous reprogrammons une partie de notre cerveau et lui permettons de travailler dans un état d’esprit positif. Le cerveau prend ainsi l’habitude de regarder les aspects positifs des situations qui se présentent à nous et plus généralement de « regarder le monde… de façon optimiste.”

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