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Comment les meilleurs leaders inspirent l’action

Simon Sanek, chef d’entreprise et auteur de « Start with Why », nous présente dans cette conférence TED une idée intéressante : les plus grands leaders communiquent tous de la même façon, et c’est là leur secret. Il appelle ça le cercle d’or : au centre, pourquoi, puis comment, puis quoi. La plupart des leaders, affirme-t-il savent exactement ce qu’ils font (quoi) et comment ils le font, mais souvent sont moins sûrs du «pourquoi ». Par « pourquoi », Simon Sanek désigne le sens profond de l’action: “Dans quel but ? Pour quelle cause ? Pourquoi l’organisation existe-t-elle ? Pourquoi vous levez-vous le matin ? Et pourquoi cela intéressera-t-il les autres ?”

cercle d'or

La plupart des gens communiquent en commençant par le plus concret, ce qu’on fait. Au contraire, les plus grands leaders, ceux qui motivent et inspirent, communiquent toujours de l’intérieur du cercle vers l’extérieur : ils partent tous du sens, et c’est ça qui leur donne leur force. “ Les gens n’achètent pas ce que vous faites, mais ils achètent pourquoi vous le faites” conclue-t-il, utilisant l’exemple d’Apple. “Le but n’est pas de faire du business avec les gens qui ont besoin de votre produit. Le but est de faire du business avec les gens qui croient en ce que vous croyez.”

Sa conférence est l’une de celle qui a eu le plus de succès de toutes les conférences TED (Plus de 22 millions de lectures)

Innovation, coopération et émotions

A première vue, le lien entre innovation réussie et émotions n’est pas évident. Il est pourtant crucial : la mise en place d’un changement ne peut être menée à bien sans un travail préalable sur les émotions des équipes et des managers chargés de sa réalisation. Notre pratique quotidienne dans les entreprises nous l’a appris, et c’est un chercheur en sociologie, Norbert Alter, qui le rappelle dans son article de « ParisTech Review », dont voici les idées principales.

idée ensembleLes managers, dit-il, ont trop souvent tendance à confondre innovation et invention : si l’invention peut être individuelle, le processus de l’innovation, qui implique la mise en place d’une idée nouvelle,  est avant tout collectif. Innover est donc collaborer : il faut pour que cela marche que tous participent et adoptent l’idée. Nous le savons, certes, mais l’oublions trop souvent : il est fréquent de voir dans les entreprises des changements impulsés par le management qui sans processus d’appropriation par tous, finissent par n’être que du discours.

Pour éviter cela, il s’agit pour les managers de :

–          Ne pas avoir peur des déformations d’une bonne idée : c’est au contact de la pratique qu’une bonne idée prend vie, et elle en est généralement légèrement transformée. Loin de vouloir le corriger, la direction doit accepter ces adaptations comme un signe positif d’appropriation. C’est bien un phénomène de co-construction, garant du succès.

–          Ne pas avoir peur des conflits : qui dit changement dit nécessairement résistances et tensions. Grâce aux techniques de gestion des émotions, ces tensions peuvent devenir des forces positives de changement. Il s’agit, nous le confirme Alter dans son article, de ne pas se débarrasser des tensions mais bien de s’assurer qu’elles ne mènent pas à une impasse.

–          Encourager le partage des émotions. Les émotions, contrairement aux théories tayloristes qui les voyaient comme une perte d’efficacité d’un ouvrier mécanisé, constituent une réelle valeur ajoutée dans l’entreprise car elles génèrent sentiment d’appartenance et et motivation. Dans le cadre d’un changement, encourager le partage des émotions positives et faire attention à travailler sur les émotions négatives, loin d’être une perte de temps, représente, au contraire, un excellent investissement.

Outils collaboratifs … une nécessaire évolution du management !

socialmediacontentLes outils liés à l’explosion du collaboratif sur Internet, chats, forums, réseaux sociaux d’entreprise, blogs, réseaux d’échanges réciproques de savoirs (RERS), semblent offrir aux entreprises des possibilités infinies. La Poste, Renault, BNP Paribas, Areva, L’Oréal : toutes se lancent dans la révolution de l’entreprise 2.0. D’après un sondage de l’Observatoire des réseaux sociaux d’entreprise, réalisé en juin dernier, auprès de 40 sociétés privées et publiques, 31 % ont créé un tel système et 64 % ont un projet de ce type.

Pourquoi une telle évolution ? Les raisons sont multiples : Cohésion interne, rénovation de la culture d’entreprise, …, mais aussi et surtout pour augmenter la réactivité dans le traitement des problèmes et l’élaboration des solutions.

manager tombeLes managers vivent souvent cette évolution comme une menace. En permettant à tous ceux qui y participent d’accéder à plus d’informations et d’intervenir, quelque soit leur niveau ou l’équipe à laquelle ils appartiennent, ces réseaux peuvent être perçus comme la source d’une perte de maîtrise et d’autorité.

 

74 % des DRH interrogés pour le baromètre CSC des tendances et des perspectives des DRH européennes, estiment que le développement du collaboratif et des réseaux sociaux sera l’une des priorités du management pour les prochaines d’années, suivies de près par la diffusion des technologies (71 %).

Apprendre aux managers à les utiliser est donc capital, et passe par une évolution indispensable du management hiérarchique à la française vers un management plus ouvert, plus participatif. Si les résistances sont nombreuses, l’enjeu est de taille. Il s’agit, comme beaucoup le souhaitent aujourd’hui, d’utiliser ces outils pour permettre à chacun d’exprimer plus et mieux son potentiel, à titre individuel et collectif, avec, à la clé, des bénéfices concrets pour tous, entreprise, managers et collaborateurs.

10 pièges à éviter pour libérer le potentiel de vos équipes

  1. erreurRester sur les sentiers battus : si vous rejetez les idées qui vous semblent bizarres ou trop différentes, vos collaborateurs ne vous proposeront jamais leurs idées innovantes. La créativité, par définition, sort de la routine. Elle nécessite une prise de risque.
  2. Trop rationaliser le temps et les ressources : cela peut paraître une bonne idée pour augmenter l’efficacité à court terme mais ne pas accorder de temps à vos collaborateurs est contreproductif ; surtout si vous voulez qu’ils soient engagés et proactifs. Un exemple connu : les 20% de temps libre accordé par Google à ses salariés, source de leurs meilleures innovations.
  3. Manager de trop près et contrôler de façon trop systématique : ce type de management par le contrôle frustre rapidement les meilleurs et invite les plus créatifs à fuir l’entreprise. Si vous voulez conservez dans vos équipes des collaborateurs autonomes et dynamiques, cédez de l’espace. Voir sur ce sujet l’article précédent sur l’entreprise FAVI.
  4. Limiter la diversité au sein des équipes : certes le quotidien en sera simplifié et les consensus rendus plus faciles mais l’équipe perdra en richesse et ne sera pas en mesure d’innover. L’innovation née, en général, de divergences de points de vue.
  5. Ne pas stimuler suffisamment les équipes : pour obtenir une amélioration des résultats et une motivation croissante, il est important que chacun dans le cadre de son travail ait des objectifs stimulants et, néanmoins, à la hauteur de ses capacités. Si les challenges sont trop difficiles, vous n’obtiendrez pas de résultats, mais s’ils sont trop faciles, vos équipes s’ennuieront et seront sous-utilisées.
  6. Ne pas donner suffisamment de feedback : sans feedback vos équipes ne sauront pas ce qu’elles font de bien ou non. Elles seront plus hésitantes dans leurs initiatives et moins conscientes de leurs missions réelles. Le feedback est essentiel pour le bon déroulement des processus créatifs.
  7. Exiger des rendements immédiats : les meilleures idées ont besoin de temps pour se développer. Demander un retour sur investissement trop rapide est le meilleur moyen de ne plus jamais voir d’idées émerger.
  8. Pousser tous les collaborateurs à travailler de la même façon : évitez de trop contrôler les rythmes de travail. Assurez-vous que vos collaborateurs font bien ce qui leur est demandé dans les temps et ne perturbent pas les autres. Nous sommes tous différents : certains sont plus efficaces le soir, d’autres le matin. Mais tous vous seront reconnaissants si vous les laissez travailler à leur rythme.
  9. Ne pas soutenir en cas d’échec : soyez vigilants à soutenir ceux dont la première idée  n’a pas marché. Ils auront à cœur de se rattraper ! Les idées ne se transforment pas toutes en innovations applicables et utiles !
  10. Ne pas récompenser les meilleures initiatives : il ne s’agit pas forcément de récompenses financières : la mise en valeur du rôle clé joué par le collaborateur concerné est souvent primordiale.

A vous de jouer !

Rendre ses collaborateurs heureux pour gagner plus

Dans une conférence faite devant les élèves d’Audencia, André Comte-Sponville rappelle les 4 vérités suivantes :

* le but d’une entreprise est le profit

* pour faire le meilleur profit possible il faut avoir les meilleurs salariés

* les meilleurs salariés ne se contentent pas d’un bon salaire, mais ils veulent prendre du plaisir, s’épanouir dans leur entreprise, bref être heureux.

D’où sa conclusion à la fois simple et révolutionnaire : les entreprises vont être amenées, pour réussir, et en particulier face aux nouvelles générations plus hédonistes que leurs ainées, à investir dans le bonheur de leurs collaborateurs !

Voici une version courte de ses conclusions:

“Diriger une entreprise n’est pas un métier technique, c’est d’abord traiter l’autre humainement”.

Il nous propose, dans la foulée, une nouvelle définition du dirigeant d’entreprise : “Un dirigeant d’entreprise c’est avant tout un professionnel du désir de l’autre. Professionnel du désir du client, c’est ce qu’on appelle le marketing. Professionnel du désir des salariés : c’est ce qu’on appelle le management.”

“Le travail n’est pas une valeur morale, c’est pourquoi il doit avoir un sens”, rappelle-t-il dans sa conférence. Et de conclure qu’il est essentiel que les managers créent les conditions nécessaires pour que leurs collaborateurs soient heureux mais également que ces managers soient eus-mêmes heureux. “Le bonheur est, dit-il, une qualité professionnelle indispensable”.

Voici la version complète de la conférence (1h35) sur “Sens du travail, bonheur et motivation, philosophie du management” 

En conclusion : “Professionnel du désir de l’autre” une formulation inhabituelle mais très parlante. Quels enseignements concrets en tirer sur le terrain ?

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