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Auteur : Didier Hauvette

Nouveauté: scoop.it

Bonjour à tous,widget scoopit

Pour ceux qui se demandent ce qu’est ce petit encadré à droite :

Il s’agit d’un lien vers mon nouveau compte Scoop.it, où je posterai des articles, vidéos et divers contenus d’intérêt sur le thème du Management plus efficace et sans stress et sur le lien entre Management et émotions. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Scoop.it, il s’agit d’une plateforme en ligne de curation de contenu, créée par deux Français. Et curation de contenus veut dire ? Une pratique qui consiste à sélectionner et partager les contenus les plus pertinents du web pour faire une veille sur un certain sujet.

Cliquez sur le cadre et explorez par vous même les contenus de ce site que je trouve fantastique !

 

La révolution du management

Management par la confiance che SOL

La révolution du management est non seulement possible mais nécessaire : c’est la conclusion de l’excellent reportage « Le management fait sa révolution » réalisé par Alain Pirot et diffusé sur BFM TV le 1er mai dernier (38 minutes). Nécessaire à cause de l’actuelle démotivation des salariés : Isaac Getz invite les dirigeants à se demander pourquoi les personnes motivées que l’on recrute se transforment en ces collaborateurs n’osant pas répondre et ne se sentant en rien engagé vis-à-vis de l’entreprise (lire à ce propos nos articles sur sa théorie des entreprises libérées et sur les exemples de cas). Révolution nécessaire aussi pour motiver ces nouvelles générations qui rejettent les styles traditionnels de gestion comme l’explique Tammy Erickson.
Le reportage cite l’exemple désormais bien connu de Google, dont l’organisation est basée sur une très large liberté des collaborateurs, et cite la proportion intéressante de 5 000 managers sur un total de 40 000 salariés. Google base son organisation sur des équipes réduites qui travaillent de façon autonome – la taille idéale étant celle d’une famille, nous explique un ex-googleur. Deuxième exemple d’entreprise innovante, l’agence de publicité créée par Stan Richards, où il n’y a que trois niveaux hiérarchiques et tous les signes de pouvoir sont supprimés.
Mais la transition entre un mode de management classique et ce nouveau paradigme est-elle possible ? Elle est loin d’être évidente : Richards déclare qu’il faut être prêt à perdre certains de ses meilleurs éléments, tandis qu’Eric Albert souligne le fait qu’ « il faut accepter l’idée de lâcher le contrôle » (voir notre article sur sa conférence).
Le reportage montre deux cas de transition réussie : le premier est celui de la fonderie FAVI et son ex-patron Zobrist. Le second est l’entreprise finlandaise de nettoyage industriel SOL, qui affiche 200 millions d’euros de CA et 15 % de croissance par an. Tous deux sont basés sur des principes en commun : la confiance radicale envers leurs collaborateurs, la suppression du contrôle de la part des managers, remplacé par un système d’autogestion des équipes, l’importance centrale de la satisfaction des clients.
Un management basé sur la confiance et le courage de changer les choses sera-t-il la réponse à la crise actuelle des entreprises ? J’en suis persuadé, et ce documentaire aide à comprendre pourquoi.

Pour voir le documentaire : http://www.elephantstore.fr/productions/management-revolution

Management 2.0: partager le pouvoir

J’ai eu l’occasion d’assister récemment à une conférence d’Eric Albert, auteur de « Partager le pouvoir c’est possible. Réinventer l’entreprise ? » (Albin Michel, 2014). Voici quelques unes des idées qu’il a partagées avec nous.

Son point de départ est la contradiction qu’il constate entre les évolutions qui se dessinent, dans la société civile, Eric Albertvers davantage d’échanges, de convivialité et d’engagement émotionnel des acteurs, et d’autre part le mode de fonctionnement des entreprises « classiques ». Il observe que la majorité des entreprises actuelles sont organisées de façon verticale et fonctionnent à partir de systèmes de performances individualisées et de motivations extrinsèques de type bonus et sanction. Elles sont enfermées dans le carcan des process et du reporting, ce qui décourage la prise d’initiatives.

Pour Eric Albert les questions qui se posent sont les suivantes : pourquoi les entreprises ont-elles autant de mal à évoluer dans le sens des tendances sociétales actuelles ? Quelles sont les entreprises innovantes en la matière ? Pourquoi la conversion est-elle si difficile ?
Il met en évidence deux évolutions actuelles des entreprises : certaines se spécialisent dans les produits à forte valeur ajoutée et appliquent un modèle d’organisation centré vers l’innovation et l’adaptation du produit au client, alors que d’autres, au contraire, s’orientent vers les produits « low cost ». Dans ce dernier cas c’est le client qui s’adapte au produit. Il fait remarquer que dans les entreprises qui choisissent cette première évolution ce sont les nouveaux modèles sociétaux qui sont privilégiés : il cite ainsi l’exemple du temps libre accordé aux salariés chez Google et de l’impact sur la capacité d’innovation de l’entreprise. Il évoque la gestion collaborative du groupe coopératif Mondragon, ou encore le modèle de B-corp (benefit corporation) impulsé par Patagonia en Californie et qui met en valeur à la fois les actionnaires, les clients, les salariés et l’environnement.
Le modèle de l’entreprise classique est condamné, nous dit Eric Albert : il en veut pour preuve le fait que selon les enquêtes 65 % des salariés pensent que leurs intérêts divergent de ceux des patrons. Qui plus est, l’innovation dans les entreprises classiques n’est qu’une simple amélioration de l’existant, alors que l’innovation réelle dont toutes les entreprises ont de plus en plus besoin est disruptive et nécessite de larges espaces de liberté. Second élément important : la culture d’entreprise. Eric Albert oppose la culture du « Take the money and run » des entreprises classiques à la forte identification à des valeurs partagées dans les entreprises innovantes.

La clé du nécessaire processus de transition est, pour lui, le fait de partager le pouvoir. Il souligne l’aberration qui fait que la partie prenante la moins engagée, les actionnaires, soit celle qui décide du futur des entreprises. Il cite les exemples du fonctionnement par projet chez Gore-tex, par groupes chez Zappos, ou par client chez Favi, et l’élimination des niveaux hiérarchiques qu’il a instauré dans son propre cabinet. Mais comment convaincre les dirigeants des entreprises classiques ? En leur montrant que l’essentiel du reporting actuel ne constitue pas un contrôle réel mais répond au phénomène psychologique de l’illusion de contrôle, alors que l’utilisation du contrôle social via le regard des autres dans une entreprise plus horizontale est beaucoup plus efficace.
Une profonde mutation de la société est en court, affirme Eric Albert, et nous allons tous être amenés à adopter des modèles de management adéquats. Les premières entreprises capables de modifier leur fonctionnement en fonction de ces nouveaux modèles sociétaux feront basculer l’ensemble de leur marché, grâce au niveau de leurs performances, conclue-t-il, avec optimisme.

Pour en savoir plus sur ses idées, voici une interview de 9 minutes sur BFM Business :

Contrôle et intelligence collective: une jolie métaphore

L’un des derniers articles sur l’intelligence collective abordait le problème du contrôle exercé par les managers sur leurs équipes. La plupart des nouveaux outils du management vont dans le sens d’une plus grande autonomie des équipes pour une motivation renouvellée. Pourtant, il est toujours délicat pour les managers d‘apprendre à céder le pouvoir hiérarchique pour s’orienter vers un nouveau style de management.
Voici sur ce sujet une intervention originale du chef d’orquestre Itay Talgam, qui avec beaucoup d’humour nous montre quels sont les risques de vouloir tout contrôler à travers les exemples de chefs d’orquestre aux styles très différents. En 20 minutes, il prouve que le meilleur chef d’orquestre est bien celui qui offre à ses musiciens une certaine liberté de réalisation tout en guidant l’ensemble.
Particulièrement recommandé aux amateurs de musique classique !

Intelligence collective (5) : les principes clés d’une réunion

meetingComment appliquer les principes de l’intelligence collective pour de meilleures réunions? Voici quelques conseils en la matière.

Pour qu’un processus d’intelligence collective puisse émerger, il est capital de d’abord fixer un cadre clair qui pourra constituer une référence pour tous. Je vous relaie quelques règles du jeu qui peuvent nous aider décrites par Shabnam Anvar dans son article. Il est recommandé qu’une personne neutre soit choisie en début de réunion pour faire respecter ces principes.

3 principes de fond:

  1. Egalité: chacun a sa place, tel qu’il est. Pour que la parole circule, il est important de pouvoir mettre entre parenthèses le temps d’une réunion les relations hiérarchiques dans le groupe et encourager les plus discrets à exprimer leurs avis. Comme nous l’évoquions dans le premier article (lien), la diversité du groupe est un avantage à exploiter.
  2. Bienveillance: Nous sommes tous invités à ne pas juger ni discréditer les idées des autres, mais être dans une démarche de type « rebond » : rappelons-nous que les idées les plus farfelues peuvent être la base de la solution.
  3. Responsabilité: Il est important de se rappeler que chacun parle en son nom, et exprime son opinion : nous sommes tous responsables de ce que nous disons … et de ce que nous taisons.

3 principes de forme: ces principes ont pour but d’éviter les dérives que nous mentionnions dans l’article précédent (lien).

  1. Temps imparti: pour que tous puissent s’exprimer et que les échanges soient riches et variés, nous pouvons fixer une règle de temps à ne pas dépasser, par exemple deux minutes (ce qui permet d’exprimer une idée clairement sans freiner les discussions).
  2. Écoute active: je le mentionne souvent dans ce blog et dans mes formations et on ne le dira jamais assez : écoutons l’autre, vraiment, attentivement, sans interrompre et surtout sans penser à notre future réponse.
  3. Silence: il s’agit là de revaloriser le silence : comme un temps pour réfléchir et une possibilité de ne rien ajouter si cela ne ferait pas avancer le débat. Cela dit, comme l’indique le principe de responsabilité, et à la différence des réunions aux silences passifs, on assume le fait de se taire !

Pour en savoir plus sur l’intelligence collective, voir nos articles précédents sur comment manager l’intelligence collective, les points de vigilance auxquels prêter attention, ou encore la meilleure façon de prendre les décisions à partir d’un processus d’intelligence collective.

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