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Année : 2020

Tout va bien ! Utiliser son agitation (Ep. 3)

Nous bénéficions tous de réactions émotionnelles qui ont pour mission de nous sauver la vie. Et qui le font à chaque instant ! En cette période de danger élevé, nous sommes sous le choc. Ces réactions émotionnelles instinctives s’imposent à nous. Nous en subissons les inconvénients, alors qu’elles ont aussi de gros effets bénéfiques.

Elles s’expriment selon trois types :

  • Agressivité,
  • Agitation,
  • Blocage
Comment réussir à les apprivoiser ?

Lundi, nous avons examiné les réactions d’agressivité. Aujourd’hui, nous examinons les réactions d’agitation.

Comment reconnaître les réactions d’agitation ? (Temps de lecture : 5’)

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Tout va bien ! Episode 2 : l’Agressivité

Ceci est le deuxième épisode de notre série « Tout va bien », pour lire le premier épisode cliquez ici.

Nous bénéficions tous de réactions émotionnelles qui ont pour mission de nous sauver la vie. Et qui le font à chaque instant. En cette période de danger élevé, nous sommes sous le choc.

Ces réactions émotionnelles instinctives s’imposent à nous. Nous en subissons les inconvénients alors qu’elles ont aussi de gros effets bénéfiques.

Elles s’expriment selon trois types :

  • Agressivité,
  • Agitation,
  • Blocage

Comment réussir à les apprivoiser ?

Aujourd’hui, nous examinons les réactions d’agressivité.

(Temps de lecture : 6’)

Pourquoi en premier ?

Ce sont, à la fois les plus désagréables, les plus simples à détecter et les plus simples à utiliser à notre profit.

Comment reconnaître les réactions d’agressivité ?

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Tout va bien ! – Episode 1

La déstabilisation et les dangers actuels (confinement, risque sanitaire, risques économiques et financiers, attentats…) génèrent automatiquement des réactions émotionnelles parfois fortes, dont nous ne sommes pas forcément fiers. Nous nous énervons ou nous bloquons, nous ne savons pas quoi répondre, ou avons envie de fuir. Tout va bien, c’est normal : ces réactions sont instinctives et automatiques.

Ces réactions sont plus fortes que nous. Or nous avons un choix à faire : soit nous acceptons que ces réactions nous pourrissent la vie, soit nous apprenons à les gérer et dans ce cas là elles peuvent devenir très utiles.

Comment passer de l’un à l’autre ?

Dans leur aspect négatif, ces réactions émotionnelles prennent 3 formes : Agressivité, Agitation, Blocage.

 

Concrètement :

  • Agressivité : des personnes nous répondent avec agressivité, alors que nous leur avons fait une remarque qui nous semble banale.
  • Agitation : d’autres parlent, se répètent et argumentent pendant de longues minutes alors que notre demande nous semblait simple. Typique du confinement : les conversations qui nous retiennent au téléphone/visio plus longtemps que souhaité.
  • Blocage : d’autres enfin se taisent, fondent en larme, se sentent épuisées voire dépriment. Ils/elles n’arrivent plus à produire ce qu’on leur demande.

En reconnaissez-vous, autour de vous ?

Tout va bien !

Ces réactions sont saines, vitales et nous sauvent la vie en permanence.

Elles existent pour nous permettre de réagir rapidement face au danger : nous battre, courir, ou faire le mort.

 

Si elles sont là pour nous sauver, en quoi sont-elles gênantes ?

Le problème ce n’est pas la réaction en tant que telle. Le côté pénible, chez nous ou chez l’autre, c’est quand la réaction est trop forte ou inadaptée par rapport à la situation.

Quand nous devenons agressifs alors qu’il faudrait argumenter, quand nous argumentons alors qu’il faudrait nous taire, quand nous nous taisons alors qu’il faudrait argumenter ou nous défendre. Ou quand l’une de ces réactions devient trop importante par rapport à la situation.

 

Comment faire alors pour les désamorcer ?

 

  • Le premier élément à comprendre : elles sont automatiques et instinctives.

Quand quelqu’un s’énerve, croyez-vous qu’il/elle le choisisse ? C’est plus fort que lui ou elle. Et ses mots dépassent souvent sa pensée.

Quand quelqu’un se met à parler, à argumenter. Croyez-vous qu’il le fasse volontairement ?

Quand quelqu’un se tait, se bloque, se tétanise. Croyez-vous qu’il n’ait rien à dire ?

 

  • Le deuxième élément, ces réactions s’imposent à nous. Ce sont nos cerveaux reptilien et limbique qui prennent le contrôle de notre cerveau cortical, pour assurer notre survie. Nous ne pouvons y échapper.

 

  • Le troisième élément : à chaque inconvénient son bénéfice ! Voyons les qualités de ces trois défauts.

Les personnes qui ont tendance à s’énerver ont des capacités à obtenir des résultats supérieures aux autres.

Les personnes qui ont tendance à s’agiter ont des capacités relationnelles et uen grande créativité lorsqu’il s’agit de trouver des solutions nouvelles.

Les personnes qui ont tendance à se bloquer, à se décourager ont une capacité forte à s’occuper des autres, à s’adapter et à avoir envie d’être utiles.

 

  • Le quatrième élément : derrière chacune de ces réactions émotionnelles il y a une logique.

Il y a un besoin qui n’est pas satisfait. Plus le manque est important, plus la réaction est forte.

C’est pour cela qu’il est possible de les apprivoiser à notre profit plutôt que les subir.

 

Comment les désamorcer ?

Je vous propose de comprendre ensemble à partir de lundi chacune de ces trois réactions et les meilleurs moyens de les « apprivoiser ».

La suite dans notre prochain épisode !

La chance : une compétence qui se travaille ?

J’ai retrouvé cette vidéo d’il y a quelques années, que je trouve tout aussi stimulante que provocante. Philippe Gabilliet, professeur à l’ESCP, nous y propose une vision inhabituelle de la chance : loin d’être de l’ordre du hasard, la chance serait une compétence qui peut se travailler.

En effet, Gabilliet affirme que la chance est avant tout « la capacité à créer autour de nous un environnement favorable ». Elle dépend de notre facilité à déclencher les opportunités, c’est-à-dire à rencontrer les bonnes personnes au bon moment et être à l’écoute des bonnes demandes.

Mais comment donc travailler notre chance ? Gabilliet répond par 4 conseils :

  • Exercer notre vigilance. Et pour maintenir notre curiosité affûtée, rappelons-nous de cultiver la nouveauté et de sortir de nos routines.
  • Alimenter notre réseau, non pas comme un simple carnet d’adresses, mais devenir créateur de liens entre les gens. Je trouve ce point particulièrement intéressant : pouvoir tisser des liens riches avec notre entourage et aider les autres dans leur développement professionnel peut non seulement être gratifiant mais aussi nous aider à atteindre nos objectifs.
  • Face aux échecs, se rappeler que les épisodes de malchance sont avant tout des opportunités pour rebondir. Ne pas se décourager et savoir extraire de nos échecs les apprentissages qui nous permettront de nous projeter vers nos prochains projets.
  • Anticiper ! Les gens chanceux ont toujours un projet d’avance, qui leur permettra de saisir au vol les opportunités qui se présentent.

Cette vidéo, concise et riche, reflète à mes yeux une perspective très intéressante, aussi bien pour notre vie professionnelle que pour notre vie privée. Elle nous rappelle que nous sommes créateurs de notre vie et que ce qui nous arrive dépend aussi de notre façon de percevoir la réalité. Si bien nous pouvons traverser des épisodes difficiles, notre façon de les appréhender et de les utiliser pour avancer est essentiel pour les transformer en éléments positifs. Qu’en pensez-vous ?

S’adapter à l’autre pour mieux manager

Trois types de réactions sous stress

En tant que manager, il nous arrive fréquemment de d’avoir à demander plus de résultats aux membres de nos équipes. Plus la pression est forte, plus ces conversations pourtant nécessaires peuvent se révéler difficiles. Comment faire pour faire passer nos messages sans générer de stress ?

Le principe est simple, et son application ne requiert qu’un peu d’entraînement : pour obtenir une amélioration des performances de nos collaborateurs sans augmenter leur niveau de stress, il est important de prendre en compte, dans nos échanges, le mode de fonctionnement psychologique de la personne à laquelle nous nous adressons. Voici quelques conseils pour adapter votre style de management en fonction des profils que vous rencontrez.

Première question à vous poser : comment réagit ce collaborateur face à un problème et sous pression ?

Trois réponses possibles :

 

S’il ou elle s’énerve, hausse le ton, défend ses résultats avec vigueur : profil de dominante « Lutte ».

Comment le ou la gérer ?  Les personnes qui manifestent des réactions de type « Lutte » n’ont pas besoin – et détestent – qu’on leur dise ce qu’ils ont à faire.  Il vous suffit de leur expliquer la situation : présentez-leur les données du problème, en insistant sur le challenge que cela représente. Les profils « Lutte » adorent les défis et n’ont aucun problème à assumer des responsabilités.  Demandez-leur quels sont les objectifs sur lesquels ils peuvent s’engager, ils vous les diront et s’engageront.

 

S’il ou elle se tait, regarde ses pieds, se paralyse mais semble mal à l’aise : profil de dominante « Repli ».

Les personnes qui manifestent, des réactions de type « Repli » ont besoin d’être soutenues, encouragées et stimulées. Lorsqu’elles ne se sentent pas reconnues dans leurs efforts, elles se bloquent encore plus. En tant que manager, votre objectif consistera à les piloter avec précaution, si vous voulez profiter, pleinement, de leur capacité de travail et d’engagement. Si face à leur instinct de rentrer dans leur coquille vous êtes tenté, au contraire, de les secouer, vous obtiendrez l’effet inverse : stress et blocage. Laissez-leur un temps de réflexion et revenez vers eux avec une attitude de dialogue. Cherchez, avec eux, comment leur permettre de réaliser, au mieux, la mission que vous souhaitez leur confier, vous pourrez compter sur leur engagement et leur volonté d’être utiles.

S’il ou elle se disperse, argumente, et cherche à éviter le conflit, profil de dominante « Fuite ».

Les personnes ayant des réactions de type « Fuite » ont besoin d´avoir des points de repère ; cherchez à leur fixer des étapes intermédiaires, à suivre régulièrement leur progression. Soutenez-les et soyez vigilant, sans toutefois mettre une pression trop forte. Vous saurez si celle-ci devient excessive lorsqu’elles commenceront à se justifier et à prouver que, de toute façon, leurs objectifs n’étaient pas accessibles…Trop de pression génère chez eux de l’éparpillement et une baisse d’efficacité, alors qu’un niveau de pression vécu, par elles, comme raisonnable, réveillera leur créativité et leur capacité à trouver des solutions.

 

Pour en savoir plus, je vous invite à me contacter ou à nous rejoindre lors des sessions d´entraînement que j’organise fréquemment.

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