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Tout va bien ! Utiliser ses blocages (Ep. 4)

Nous bénéficions tous de réactions émotionnelles qui ont pour mission de nous sauver la vie. Et qui le font à chaque instant ! En cette période de danger élevé, nous sommes sous le choc.

Ces réactions émotionnelles instinctives s’imposent à nous. Nous en subissons les inconvénients, alors qu’elles ont aussi de gros effets bénéfiques.

Elles s’expriment selon trois types :

  • Agressivité,
  • Agitation
  • Blocage.

Comment réussir à les apprivoiser ?

Hier, nous avons examiné les réactions d’agitation. Aujourd’hui, c’est au tour des réactions de blocage.

Comment reconnaître les réactions de blocage ? (Temps de lecture : 6’)

Elles se traduisent par des moments d’abattement, de découragement ou de fatigue.

Physiquement, nous n’avons plus d’énergie, nous sommes à plat…

Nous subissons une très grande difficulté à nous mettre en route, à nous lever, à nous attaquer aux dossiers et aux activités que l’on doit réaliser.

Exemple en soi :

Je me sens bloqué, tétanisé. J’ai beaucoup de choses à faire et je n’y arrive pas. Mon envie de remettre les choses au lendemain est encore plus forte que d’habitude. Si on me demande de faire quelque chose, je dis oui, j’ai envie de le faire. Mais impossible de démarrer. Et plus je m’en veux, plus je bloque !

Exemple chez l’autre :

J’ai beaucoup de mal avec ce collaborateur. Il est plutôt positif, contributif et de bonne volonté, mais il passe son temps à être en retard dans la remise de ses dossiers. Encore une fois il m’a promis un dossier pour aujourd’hui 18h et quand je vais lui demander où il en est, visiblement il n’est pas prêt ! Et si je lui mets de la pression, je sais, par expérience que ça ne va rien donner, il va se fermer comme une huître !

Est-ce que ça vous parle ?

Tout est normal

Tout va bien ! Il est tout à fait normal de ressentir ou d’observer aujourd’hui et plus fortement qu’avant ces réactions de blocage, de repli. Comme dans les deux épisodes précédents, l’état de choc de ces dernières semaines ajoute un niveau de stress. Notre cerveau reptilien perçoit l’ennemi comme trop puissant ou trop rapide et nous protège en faisant le mort. Il ne nous reste pas d’autre solution que de disparaitre ! Comme c’était le cas dans l’épisode précédent, cette réaction est le fruit d’une production d’énergie supplémentaire.

Etat de choc = davantage de stress = davantage d’énergie émotionnelle.

Si ce type de réaction se produit souvent chez vous, la période de confinement est favorable car elle vous permet de rester dans votre coin et devous protéger de certaines attitudes agressives. Au début !

Quels sont les besoins fondamentaux ?

Ce type de réaction répond à deux besoins fondamentaux : comprendre et être utile.

Des activités telles que rester chez soi à lire, écouter de la musique, regarder la télévision, se promener sur internet sont favorisées par le confinement et vous aimez cela. Par ailleurs vous aimez aussi être utiles et rendre service. Dans les circonstances actuelles, les occasions sont nombreuses.

En revanche, difficile de vous mettre à travailler, de réaliser vos tâches quotidiennes, surtout si vous n’avez pas le moral. L’énergie vous manque, vous êtes tétanisé.

Comment combattre ce type de réactions ?

Vous connaissez mon secret des précédents épisodes.

Surtout, ne pas les combattre ! Cela équivaut à s’affaiblir et se faire soi-même la guerre, ce que nous voulons éviter, vous le savez désormais.

La solution : les apprivoiser pour utiliser ce surcroît d’énergie. Oui, faire le mort correspond à des ressources qui peuvent être utilisées autrement !

Comment apprivoiser les blocages ?

Comment faire pour rester actif quand nous sommes abattu ?

Facile (quand on a appris). Tout va bien !

Voici plusieurs façons d’y parvenir à court et moyen terme.

1 . Premier secret : prendre conscience de ce qui se passe en vous.

Repérer la fatigue, la lourdeur, l’abattement. Accepter ces réactions et ces sensations, sans les juger, car elles sont utiles ! Votre cerveau reptilien considère que faire le mort est la réaction la plus efficace pour sauver votre vie. Le problème n’est pas la réaction en elle-même, c’est son inadéquation au contexte. Si vous écoutez votre cerveau reptilien, il va se sentir mieux et relâcher rapidement sa pression

2. Deuxième secret : identifier l’origine du blocage, de la fatigue

Qu’est-ce qui vous freine, vous gêne, vous manque ?

Par chance, ces émotions activent vos capacités à analyser et à vous adapter. Profitez-en ! Une fois que vous aurez identifié ces éléments, vous commencerez à vous adapter et vous sentirez mieux. Même si vous n’avez rien enclenché de concret ! Une lumière au bout du tunnel vous suffit.

3. Troisième secret : retrouver la direction, le projet

Où aller ? Qu’est-ce qui est important pour vous, dans ce projet ? Quelle est la mission ? En quoi pouvez-vous être utile, à court et moyen terme ? Comprendre les objectifs et pourquoi y aller permet à votre cerveau reptilien de vous autoriser à vous remettre en route.

4. Quatrième secret : écrire vos idées

Ecouter et reconnaître vos soucis, les matérialiser est libérateur. Soyez votre propre thérapeute. Plus vous allez écrire ou dicter à votre téléphone, plus vous allez évacuer vos tensions et libérer vos neurones. Les idées viendront et vous trouverez les solutions.

5. Cinquième secret, bouger : quelques pas suffisent.

Quand vous vous sentez bloqué, marcher vous fera du bien. Oui, c’est ainsi. Votre corps aidera votre cerveau à redémarrer. Le mouvement produit des substances positives types endorphines dans votre corps qui apaisent votre système nerveux et activent vos neurones. Vous enclenchez une spirale vertueuse.

Vous pouvez vous rendre utile autour de vous. Plus vous êtes utile, mieux vous vous sentirez. Utiliser votre calme et vos qualités d’écoute pour diffuser du calme autour de vous. Faire du bien vous fait du bien ! Vos réactions de repli et de mise en retrait s’avèrent apaisantes et utiles dans les crises.

Ma recommandation : pensez à vous ! Limitez votre temps consacré à aider les autres. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Choisissez où vos qualités sont les plus efficaces et les plus reconnues.

Comment utiliser ces savoir-faire pour débloquer les gens autour de vous ?

Soumise à cette émotion, la personne a besoin de comprendre à quoi elle sert. Elle a besoin de trouver un sens à ses actions, de se sentir utile.

Comment y parvenir ? En l’aidant à :

  • Prendre conscience de ce qui se passe en elle/lui
  • S’exprimer, dire ce qui la gêne, ce qui la freine, ce qui lui manque
  • Retrouver le cap, l’objectif maintenant et plus tard, l’utilité de sa mission, de sa fonction. La lumière au bout du tunnel
  • Trouver son talent, sa contribution, et les mettre en œuvre (exemple : sa capacité à synthétiser, à apaiser, à être à l’aise dans les tâches complexes et répétitives)
  • Identifier les premières étapes concrètes et faciles
  • Mettre en œuvre ces premières étapes, surtout au démarrage ou au redémarrage

Nous verrons dans un prochain épisode comment utiliser cette énergie. Nous verrons, également, les techniques qui apaisent notre système nerveux et réveillent nos neurones.

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