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Mois : novembre 2020

Tout va bien ! Alterner affirmation et écoute (Ep. 10)

Dans l’épisode précédent, nous avons appris comment désamorcer les crocodiles de nos interlocuteurs. Nous pratiquons l’écoute et exprimons fermement nos demandes et nos attentes.

Allons plus loin, regardons maintenant:

Comment alterner affirmation et écoute.

Pourquoi ? Parce que cette méthode avancée permet de construire des solutions solides et durables. Elle renforce notre leadership.

Vous souvenez-vous ? Utiliser l’écoute tel que je l’ai décrit dans l’épisode précédent permet de réduire la température émotionnelle de notre interlocuteur.

Appliquez-la exactement selon ma méthode car elle est le fruit de dizaines d’années de recherches et d’expérimentations. Elle fonctionne à tous les coups pour relancer la puissance de nos neurones et faire entendre nos messages.

Les étapes de la négociation

La première phase d’écoute entraîne un « oui ». C’est ce signal qui montre que le crocodile de notre interlocuteur est rassuré. C’est parce qu’il est rassuré qu’il peut nous entendre. C’est maintenant que nous allons exprimer notre demande, notre attente. Nous le faisons de façon courtoise et cependant ferme, de façon à pouvoir lâcher du lest si besoin, par la suite.

A ce stade, notre demande est forte et conflictuelle. C’est ce que l’on appelle un ancrage commercial : si vous voulez vendre votre voiture, votre tondeuse ou votre appartement à 100, vous annoncez au moins 110. Notre demande forte sera au-dessus de ce que nous souhaitons obtenir.

Quand nous l’exprimons, nous savons que notre interlocuteur va se rebeller et commencer à argumenter. Tout va bien ! (Quand on sait !)

C’est normal. Continuons la comparaison avec la vente. C’est quand notre interlocuteur argumentera pour la seconde fois que nous connaîtrons ses raisons profondes, les objections qui le bloquent. Dans un premier temps ce seront souvent des raisons superficielles guidées par réflexe. Les premières qui lui viendront en tête. Il sent qu’il est méfiant sans savoir précisément pourquoi. C’est son crocodile qui s’exprime, vous vous souvenez ?

Dans un premier temps, nous redoutons d’exprimer cette demande forte, craignons les réactions du crocodile : agressivité (lutte), un flot de paroles qui va nous faire perdre du temps (fuite) ou un blocage une fermeture totale, telle l’huitre (repli), ou encore des larmes (repli, encore) !

Bonne nouvelle !

Déclencher une réaction crocodile est utile et même indispensable.

Notre indicateur de succès dans cette phase est :  « Je me sens à l’aise pour les déclencher ». Pourquoi ? Parce qu’avec le nombre, nous obtiendrons une confiance de plus en plus grande en notre capacité à les gérer, les apprivoiser et les transformer en énergie positive.

Dans un premier temps, nous pensons : « Zut ! J’ai déclenché un crocodile. Tout va mal, j’ai heurté mon interlocuteur ».

Au contraire, nous saurons que nous sommes sur la bonne voie quand nous penserons : « Chic un crocodile ! Le voici qui nous signale un danger, un risque et il est le signal d’une énergie positive que nous allons pouvoir utiliser ! »

Accueillons-le en écoutant et reformulant ce qu’il nous dit, surtout si notre interlocuteur nous attaque ou raconte des choses que nous savons être fausses. C’est normal.

Cette méthode éprouvée permet à notre interlocuteur de s’exprimer complètement, de quitter ses émotions-réflexes et de retrouver la pleine puissance de son raisonnement.

Mon secret : rester calme et reformuler ce qu’il/elle nous dit, aussi désagréables soient ses mots. Sa température émotionnelle va descendre, il/elle va exprimer les points les plus importants de son raisonnement et chacun va pouvoir réfléchir de façon efficace.

Alterner affirmation et écoute pour construire une solution positive, solide et durable (« Ok ! Qu’est-ce qu’on fait ? »)

Une fois que nous aurons à nouveau reformulé les attentes et le point de vue de notre interlocuteur et qu’il aura à nouveau dit « Oui », nous pourrons faire notre deuxième demande.

Qu’est la deuxième demande ?

C’est la suite de la première.

La première nous a fourni des informations précieuses car profondes. Nous adaptons notre deuxième demande qui devient naturellement un peu moins forte, plus précise parce qu’elle, tient compte des demandes et des réactions que notre interlocuteur vient juste d’exprimer.

Cette adaptation de notre demande sera ressentie de façon positive par notre interlocuteur, car il aura la preuve que nous évoluons vers lui. Ce pas sincère vers lui attirera son attention à notre souhait de faire évoluer la situation de façon concrète et positive.

Par la suite, nous pourrons continuer cette alternance d’affirmations et d’écoute, si cela s’avère nécessaire. Retenons la méthode : une reformulation claire et une question précise : « J’ai bien entendu ton point de vue (…), je t’ai exprimé clairement le mien (…), que pouvons-nous faire, maintenant, pour construire une solution pragmatique qui nous permette d’avancer et de sortir rapidement de cette difficulté ? ». Ce que je résume d’une façon plus courte et plus directe : « Ok, qu’est-ce qu’on fait ? »

L’alternance d’affirmation et d’écoute nous permet d’exprimer nos attentes avec fermeté, sans l’agressivité qui excite les crocodiles.

Cette détermination, cette persévérance, cette ténacité se sentiront. Nous nous concentrons tranquillement sur la prochaine petite marche et nous nous y accrocheronns jusqu’à l’avoir montée.

Une fois montée, la mécanique est en route. Un premier succès en entraine un second qui en entraine un troisième. Une première marche en entrainera une seconde qui en entrainera une troisième.

Vers la construction de solutions Win-win-win

C’est ainsi que nous construisons des solutions trois fois gagnantes : gagnante pour nous, gagnante pour notre interlocuteur et gagnante pour la structure (entreprise, organisation, famille, groupe d’amis).

Trois fois gagnantes, elles sont solides et durables, parce que chacun a intérêt à les faire vivre et à les prolonger.

Mon astuce : ayez toujours en tête le type de crocodile de votre interlocuteur et donc les besoins qui sont les siens.

Apprenez à faire une synthèse :

  • « Si je comprends bien, tes besoins sont ceux-là et tes contraintes sont celles -là.
  • Moi, de mon côté, mes besoins sont ceux-là et mes contraintes sont celles -là.
  • Nous ne sommes pas d’accord. Et ce n’est pas grave ? Que faisons-nous ? (« Ok, qu’est-ce qu’on fait ?»
  • Si vous avez des idées de solutions, ne les exprimez pas trop vite, attendez que votre interlocuteur aie exprimé les siennes. Eventuellement, donnez-lui quelques pistes, jamais ou rarement la solution telle que vous la souhaitez.

Laissez-votre interlocuteur construire sa solution. Laissez-le la mettre en œuvre. Contentez-vous de l’enrichir et de suivre sa réalisation. Les chances de mise en œuvre des solutions qu’il aura choisies sont bien supérieures à celles que vous lui aurez suggérées ou imposées.

 

Prochain épisode : mercredi 25/11 – Démarrer une conversation difficile

Tout va bien ! Désamorcer les conflits par l’écoute (Ep. 9)

Dans les 3 épisodes précédents, nous avons appris comment désamorcer nos réactions crocodiles en faisant fonctionner notre système nerveux parasympathique.

Maintenant que nous sommes en mesure de ne plus subir nos réactions crocodiles et de faire fonctionner l’ensemble de nos neurones, allons plus loin.

Apprenons à désamorcer les crocodiles de nos interlocuteurs en utilisant l’« écoute »

Grâce aux épisodes précédents, nous avons compris ce qui se passe en nous et chez nos interlocuteurs. Si nous en restons à comprendre et calmer notre crocodile, nous manquerons les bénéfices majeurs. Passons à l’action !

Si rien ne change dans notre environnement, les mêmes causes produiront les mêmes effets, et reproduiront les réactions automatiques que nous connaissions jusqu’à présent ! Nous aurons compris notre crocodile et l’aurons calmé. Et alors ?

Comment désamorcer les tensions ?

Comment faire passer nos messages et obtenir les changements de comportement dont nous avons besoin pour répondre à nos attentes ?

Comment négocier sans créer d’insatisfaction chez nos interlocuteurs ?

Tout va bien !

Voici comment faire à coup sûr : quelques principes simples et faciles à appliquer, dès lors qu’on en connaît la démarche. Elle pourrait sembler un peu trop structurée et pourtant elle fonctionne parce qu’elle est le fruit de dizaines d’années de pratique.

Il s’agit d’alterner affirmation et écoute, afin d’exprimer nos messages avec fermeté sans passer en force.

Cette alternance entre écoute et affirmation nous permet de défendre nos intérêts, tout en aidant notre interlocuteur à exprimer complètement sa charge émotionnelle et à calmer son crocodile.

En résumé : pour vous faire entendre, écoutez !

Si vous sentez que vous n’êtes pas écouté, considérez-le comme une alarme. Vous avez manqué d’écoute et le crocodile d’en face est trop inquiet/ agacé/ bloqué pour vous entendre !

Comment appliquer l’écoute

Voici mes secrets, qui fonctionnent à tous les coups :

Ecouter, reformuler, surtout si ça ne nous plait pas

Quand nous nous retrouvons en face d’un crocodile en pleine action, quand nous avons en face de nous
de l’agressivité (lutte),
un flot de paroles envahissant (fuite)
– ou un blocage important, quelqu’un qui ne veut plus rien dire (repli)

la stratégie unique est l’écoute.

Cessez d’argumenter, vous perdez votre énergie dans le vide.

La réponse la plus efficace consiste à écouter notre l’interlocuteur, à l’aider à exprimer tout ce qu’il ou elle a sur le cœur, surtout si ça nous irrite !
Le principe est analogue à celui des thérapeutes : permettre à notre interlocuteur de s’exprimer et de faire baisser sa température émotionnelle.

Le double bénéfice de l’écoute :
  • il ou elle se sentira beaucoup mieux,
  • ses neurones s’activeront à nouveau et il ou elle sera en mesure de trouver des solutions intelligentes pour sortir du problème en cours !

Souvenez-vous, notre interlocuteur a juste besoin d’exprimer ce qu’il a sur le coeur. Notre objectif est alors de résumer, de la facon la plus juste, ce qu’il nous a dit.

Indicateur de succès : entendre quelque chose comme « Oui, c’est bien cela que je voulais dire ! ». Ce « oui » nous ouvre la permission de nous exprimer à notre tour et rend le dialogue possible.

Après l’écoute, l’affirmation

La phrase de liaison à ce moment-là consiste à commencer notre réponse par une expression du type : « J’ai bien entendu ce que tu m’as dit ET, moi, ma demande, mon souhait, ma contrainte c’est… ». Apprenez-la par cœur parce que cette forme vous servira maintenant plusieurs fois par jours.

Mon astuce : bannissez le mot « Mais » que vous utilisiez avant. Il détruit tout vos efforts d’écoute jusque-là ! C’est comme une déclaration de guerre qui remet aussitôt le crocodile adverse aux commandes.

Au contraire, « ET » transforme l’opposition en complémentarité. Nous allons pouvoir construire une solution qui nous satisfasse tous les deux.

J’écoute l’autre ET je défends mes intérêts.

Exprimer notre demande de façon claire, brève et précise

Quand notre interlocuteur nous a dit oui, quand il a confirmé son accord avec notre reformulation, à notre tour de nous exprimer.
A ce moment c’est à nous d’exprimer notre demande, notre attente, et de les exprimer de façon ferme. Cette fermeté nous permettra de lâcher un peu de lest par la suite, si besoin.

Mon astuce : la préparation gagne toujours. Préparez cette demande ferme et votre deuxième demande, adaptée. Si besoin, lisez-la au cours de l’entretien pour être sûr de ne pas la réduire trop tôt.

 

Nous verrons dans le prochain épisode comment franchir l’étape suivante : alterner affirmation et écoute pour construire une solution positive, solide et durable.

 

Prochain épisode: lundi 23/11 : Alterner Affirmation et Ecoute pour renforcer notre leadership

Tout va bien ! Utiliser nos positions d’excellence (Ep. 8)

(Temps de lecture : 3′)

Dans l’épisode précédent, nous avons appris comment amadouer davantage notre crocodile en utilisant l’ancrage.

Allons encore plus loin ! Voici ma troisième technique qui permet de renforcer les deux premières :

Les positions d’excellence

Comme la cohérence cardiaque et l’ancrage, elles activent notre système nerveux parasympathique.  Sur commande !

De quoi s’agit-il ?

Dans certaines positions du corps, nous nous sentons bien. Le principe des positions d’excellence consiste à identifier ces positions et les utiliser sciemment.

Exemple : la directrice d’une agence bancaire a remarqué un phénomène étrange. Lorsque quelqu’un vient dans son bureau de mauvaise humeur, elle réagit plus calmement si elle fait attention à s’asseoir confortablement au fond de son siège.
Etonnant, non ?
Elle a fait plusieurs essais au fil des mois et a pris conscience que la position de son corps avait un impact sur sa façon de réagir.

Elle avait raison ! Je l’ai encouragée à rendre ce réflexe davantage conscient et le transformer en savoir-faire.

Puisqu’elle était sensibilisée à ce phénomène, je suis allé plus loin et nous avons identifié un comportement que je nomme position d’excellence. Quand elle est debout, sa position efficace consiste à s’appuyer solidement sur ses deux pieds et se sentir ancrée dans le sol. Son corps ressent la même sensation que quand elle est calée dans son fauteuil.

Comme elle, chacun de nous dispose de ses positions d’excellence. Quelles sont les vôtres ?

Cherchez-les !

Bougez sur votre siège. Quelle est votre position la plus confortable ? Fermez les yeux, ressentez-la. Celle qui vous rend solide, prêt.e à résister à l’attitude pénible d’un interlocuteur agressif, ou envahissant, ou décourageant.

Au passage, remarquez que j’emploie ces adjectifs à dessein. Ils correspondent aux trois réactions émotionnelles majeures des épisodes précédents :

Remarquez-le à partir de maintenant. Lorsque vous vous sentez bien, votre corps s’installe dans certaines positions, toujours les mêmes: les positions d’excellence.

Position d)excellenceObservez-vous aujourd’hui et demain. Comment vous asseyez-vous ? Comment vous tenez-vous debout ?

Faites des rapprochements avec des positions que vous adoptez naturellement, ou volontairement, dans vos activités sportives, artistiques, et dans lesquelles vous vous sentez bien.

Entraînez-vous à reproduire ces positions, ou ces gestes, dans les moments délicats, face à un interlocuteur ou dans une situation où vous sentez votre crocodile désemparé prendre le dessus.

Lorsque nous reproduisons ces attitudes, notre corps le remarque et fabrique les substances chimiques liées au plaisir de ces positions.

Nous utilisons ici une propriété analogue à l’ancrage et à la cohérence cardiaque des deux derniers épisodes. Notre corps dialogue ainsi avec notre crocodile par des messages physiques simples, les seuls qu’il comprenne.

Essayons de combiner nos trois techniques

Astuce : nous pouvons associer les trois techniques pour amplifier le déclenchement de notre bien-être. Quand nous pratiquons la cohérence cardiaque, adoptons une de nos positions confortables, toujours la même. Ajoutons-y un geste d’ancrage, qui va renforcer notre bien-être et, en retour l’efficacité de notre exercice de cohérence cardiaque.

Au moment où nous aurons besoin d’apaiser les alertes de notre crocodile, par exemple lors d’une réunion ou d’un entretien difficile, associons une ou deux respirations plus un geste d’ancrage plus une position d’excellence. Le résultat en sera renforcé.

Prenons conscience de la puissance de votre crocodile ! La combinaison de ces trois techniques nous offre un impact fort et rapide sur notre stress et notre tendance à réagir de façon impulsive. Cela nous permet de faire de notre crocodile un allié plutôt que de subir ses réactions.

Ces techniques nous connectent avec nos sources de bien-être : n’oublions pas qu’elles sont à notre disposition en permanence. La seule clé pour y accéder est de pratiquer !

 

Prochain épisode, mercredi 18/11 : Désamorcer les conflits par l’écoute

Tout va bien ! Nous connecter à nos sources de bien-être (Ep. 7)

(Temps de lecture : 3’)

Dans l’épisode précédent, nous avons vu comment amadouer notre crocodile, comment le détendre, en pratiquant la cohérence cardiaque.

Allons plus loin ! Voici ma deuxième technique très efficace:

L’ancrage.

Comme la cohérence cardiaque, elle active notre système nerveux parasympathique. Sur commande !

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’associer un geste à une sensation positive que nous avons vécue. En faisant ce geste, il rappelle en nous le bien-être de ce moment agréable.

Comme pour la cohérence cardiaque, nous utilisons une rétro-action. L’effet provoque la cause. Respirer de manière contrôlée apaise notre crocodile. Donner un signal physique rappelle le souvenir.

Comment faire ?

Essayons ensemble immédiatement :

1- Choisir quel type de ressenti.

De quoi avons-nous besoin maintenant ? Avons-nous besoin de nous sentir plus calme ?Avons-nous besoin de nous sortir plus tonique ?

2– Trouver un événement dans nos souvenirs qui a provoqué cette impression positive que nous voulons déclencher.

Facile. Le premier qui vous saute à l’esprit conviendra.

3–Choisir un geste simple.

Je vous donne des exemples : le contact entre notre pouce et notre index, le bout de doigt, la phalange ou l’espace entre 2 phalanges.  Privilégier la main gauche si nous sommes droitiers et la droite pour les gauchers. Un geste discret ou banal que votre entourage ne décodera pas.

4- Nous rappeler ce souvenir.

Le revivre de la façon la plus intense, faire revenir en nous avec plaisir, ces sensations agréables. Souvenons-nous de ce que nous avons entendu, vu, senti, éprouvé sur le plan physique. Quelle température ? Quels bruits ? Quelle musique ? Quelles couleurs ?

Toutes les impressions sensorielles qui enrichissent notre souvenir sont bonnes à prendre. Plus nous amplifions en nous ces sensations, plus les chemins neuronaux sont ravivés, plus ils grossissent, plus notre corps aiment ces moments, plus il produira les substances chimiques, type endorphines qu’il a produites à l’époque.

Notre crocodile ne fait pas la différence entre la réalité et le souvenir. Plus nous parvenons à revivre en pensée ce moment passé, plus notre corp produit les substances chimiques bénéfiques de ce moment. Plus il les produit, mieux nous nous sentons.

L’objectif est atteint !

5- Au moment où le ressenti devient fort, faisons simplement le geste que nous avons identifié.

C’est tout.

Concentrons une minute notre attention sur ce contact. Associons la sensation physique de ce geste à la sensation très agréable du passé en pensant alternativement à l’un et à l’autre.

En associant ces deux perceptions, nous créons un déclencheur volontaire.

Chez moi : le pouce de ma main gauche touche la deuxième phalange de l’index de ma main gauche. Si vous me voyez le faire, vous connaissez mon secret !

6- Comment l’utiliser ?

Dans une situation désagréable, ou quand nous avons envie de nous sentir mieux, faisons aussitôt ce geste.

Son effet magique ?

La situation agréable émerge et notre corps produit par réflexe les substances de type endorphine. A leur tour, elles provoquent le même bien-être que lors de l’évènement agréable.

Constatez.

A la place du stress, de l’agacement, ou un malaise, notre crocodile s’apaise. Notre sensation de bien-être suspend nos alarmes de survie et nos neurones recommencent à fonctionner à plein régime.

Pratiquez le plus souvent possible ! N’oubliez pas, c’est le secret le plus important de tous !

Comment vous sentez-vous ?

Restez calmes pendant quelques instants et observez votre ressenti.

Aimez-vous la sensation de bien-être de ce souvenir agréable que vous venez de raviver ?

De façon générale, cette technique comme la cohérence cardiaque et la technique que nous verrons dans le prochain épisode, nous permettent de nous connecter à nos sources de bien-être internes. Ces sources de bien-être sont là en permanence. Quelles que soient les circonstances. Il ne tient qu’à nous de les solliciter. Un seul secret, encore une fois, pratiquer ces techniques avec persévérance, comme nous avons pratiqué tous les sports et toutes les activités artistiques dans lesquels nous avons atteint un bon niveau.

 

Prochain épisode Lundi 16/11 : Utiliser des positions « Ressource »

Tout va bien ! Respirer pour enclencher une spirale positive (Ep. 6)

(Temps de lecture: 5 minutes)

Dans l’épisode précédent, nous avons vu que nous cohabitons tous avec un crocodile.

Pas n’importe lequel. Le nôtre ! Unique et protecteur. Craintif et puissant. C’est ainsi que je nomme notre système nerveux primitif.

En général nous le maltraitons par ignorance, alors qu’il est notre premier allié.

Pour réussir à apprivoiser ses réactions, le moyen le plus efficace consiste à cesser de prendre ces réactions (les nôtres) à rebrousse-poil !

Ce sont des énergies et elles ont une mission sacrée : nous sauver la vie ! Plus nous nous battons contre elles, plus elles résistent et se renforcent ! Le contraire de ce que nous souhaitons !

Comment les vivre en alliées ?

Tout va bien ! C’est très simple (quand on sait). Le seul moyen de réussir à leur parler et de les orienter dans le bon sens consiste à faire baisser notre niveau de pression interne, notre niveau de stress.

Tant qu’il est en alerte de survie, notre crocodile prend le dessus et contrôle nos réactions.

Comment baisser le niveau de stress de notre crocodile ?

Les neurosciences nous apprennent que nous avons tous en nous 2 systèmes nerveux :

  • Le système nerveux sympathique.

    Il produit de l’adrénaline et nous met en ordre de bataille pour courir, nous battre ou, éventuellement faire le mort. Les trois réactions émotionnelles que nous avons vues dans les précédents épisodes, vous vous souvenez ?

  • Et un second que nous connaissons moins : le système nerveux parasympathique.

    Sa mission : rétablir les équilibres et le calme dans les cellules et les différents systèmes vitaux. Pour y parvenir il produit des substances comme l’ocytocine, la sérotonine et d’autres substances type endorphines.

L’endorphine, beaucoup d’entre nous savent ce que c’est, pour l’expérimenter régulièrement. Cette morphine naturelle produit en nous ce ressenti très agréable que l’on appelle le second souffle, dans la course à pied. Ce que les américains appellent le « flow » et que l’on peut ressentir dans toutes sortes de situations.

Bonne nouvelle ! Nous pouvons mettre en route ce système nerveux parasympathique sur commande.

Bien entendu ces phénomènes sont plus complexes que la façon dont je les explique.

Ce qui nous intéresse ici, c’est que cela fonctionne. Aujourd’hui, nous pouvons tous déclencher la production de ressentis agréables à des moments ou les circonstances provoquent en nous des ressentis négatifs.

Trois moyens concrets pour rétablir nos équilibres et notre calme :

  • La cohérence cardiaque
  • L’ancrage
  • Les positions d’excellence ou positions ressources

Aujourd’hui je vais vous présenter la cohérence cardiaque. Nous verrons les deux autres dans un prochain épisode.

La cohérence cardiaque

Cette méthode est également intitulée « la méthode 365 » car il s’agit de respirer 3 fois par jour, en respectant un rythme de 6 respirations par minute, pendant 5 minutes.

Faisons-le, ensemble immédiatement : inspirez pendant 5 secondes puis expirez pendant 5 secondes. Pour vous guider, comptez jusqu’à cinq quand vous inspirez, puis quand vous expirez.

Sentez-vous ce qui se passe en vous ?

courbe cohérence cardiaqueEn respirant ainsi, vous provoquez un ralentissement  de votre rythme cardiaque et une mise en harmonie avec votre respiration.

Il y a une réduction de ce que l’on appelle le « chaos cardiaque ».

Le corps se met à produire des substances de type endorphine.

C’est le système nerveux parasympathique qui se met en route.

C’est ce ressenti très agréable, correspondant au ressenti de « second souffle » que vous allez chercher à reproduire sur commande

Bonne nouvelle

Cette technique de « cohérence cardiaque » est très simple à découvrir et mettre en route : il suffit de télécharger une application sur votre téléphone et de l’utiliser. Si vous avez un iPhone : l’application s’appelle « Cohérence cardiaque ». Si vous avez un Androïd vous pouvez charger une application qui s’appelle « RespiRelax » ou « Kardia ».

Il en existe quantité d’autres. Testez-les et dites-moi si vous avez trouvé mieux.

Concrètement : vous avez une animation qui monte et qui descend. Quand le baromètre monte vous inspirez quand il descend vous expirez.

Mon astuce : ne vous forcez pas à expirer jusqu’en haut, ni à souffler jusqu’en bas. Inspirez jusqu’aux deux tiers, ensuite retenez votre respiration jusqu’à ce que le visuel redescende. Quand vous soufflez, faites-le jusqu’à ce que ça soit confortable pour vous, puis attendez pour inspirer à nouveau que le visuel remonte.

Le mode d’emploi : respirer pendant cinq minutes deux à trois fois par jour pendant 21 jours, si possible.

C’est la durée que recommandent beaucoup de psychologues et beaucoup d’entraîneurs sportifs pour acquérir une habitude.

Le principe : avoir ancré ce type de réflexe, d’automatisme pour que vous puissiez l’utiliser au moment où vous allez sentir monter en vous une réaction de type agitation, agressivité ou blocage

Deux bénéfices :
  • Réduction du niveau de stress chronique. Une pratique régulière de la cohérence cardiaque nous permet de nous sentir mieux dans notre peau, moins tendus et d’éviter que nos crocodiles ne prennent trop facilement le contrôle.
  • Utilisation ponctuelle, en cas d’évènement désagréable ou pénible : il nous suffit de respirer pendant deux ou trois respirations en respectant le rythme de la cohérence cardiaque, et en nous remémorant le ressenti positif que cela nous procure. A chaque fois que nous ferons cela notre corps se souviendra de ce bien-être et commencera à produire en nous des substances positives de type endorphine.

Bravo, en faisant cela, vous venez d’enclencher une première spirale positive ! 😊

La spirale positive : réduction du niveau de stress → Comportement amélioré → résultats un peu meilleurs → réduction du niveau de stress → comportements plus efficaces → résultats meilleurs → réduction du niveau de stress →  etc.
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