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Mois : octobre 2020

Tout va bien ! – Episode 1

La déstabilisation et les dangers actuels (confinement, risque sanitaire, risques économiques et financiers, attentats…) génèrent automatiquement des réactions émotionnelles parfois fortes, dont nous ne sommes pas forcément fiers. Nous nous énervons ou nous bloquons, nous ne savons pas quoi répondre, ou avons envie de fuir. Tout va bien, c’est normal : ces réactions sont instinctives et automatiques.

Ces réactions sont plus fortes que nous. Or nous avons un choix à faire : soit nous acceptons que ces réactions nous pourrissent la vie, soit nous apprenons à les gérer et dans ce cas là elles peuvent devenir très utiles.

Comment passer de l’un à l’autre ?

Dans leur aspect négatif, ces réactions émotionnelles prennent 3 formes : Agressivité, Agitation, Blocage.

 

Concrètement :

  • Agressivité : des personnes nous répondent avec agressivité, alors que nous leur avons fait une remarque qui nous semble banale.
  • Agitation : d’autres parlent, se répètent et argumentent pendant de longues minutes alors que notre demande nous semblait simple. Typique du confinement : les conversations qui nous retiennent au téléphone/visio plus longtemps que souhaité.
  • Blocage : d’autres enfin se taisent, fondent en larme, se sentent épuisées voire dépriment. Ils/elles n’arrivent plus à produire ce qu’on leur demande.

En reconnaissez-vous, autour de vous ?

Tout va bien !

Ces réactions sont saines, vitales et nous sauvent la vie en permanence.

Elles existent pour nous permettre de réagir rapidement face au danger : nous battre, courir, ou faire le mort.

 

Si elles sont là pour nous sauver, en quoi sont-elles gênantes ?

Le problème ce n’est pas la réaction en tant que telle. Le côté pénible, chez nous ou chez l’autre, c’est quand la réaction est trop forte ou inadaptée par rapport à la situation.

Quand nous devenons agressifs alors qu’il faudrait argumenter, quand nous argumentons alors qu’il faudrait nous taire, quand nous nous taisons alors qu’il faudrait argumenter ou nous défendre. Ou quand l’une de ces réactions devient trop importante par rapport à la situation.

 

Comment faire alors pour les désamorcer ?

 

  • Le premier élément à comprendre : elles sont automatiques et instinctives.

Quand quelqu’un s’énerve, croyez-vous qu’il/elle le choisisse ? C’est plus fort que lui ou elle. Et ses mots dépassent souvent sa pensée.

Quand quelqu’un se met à parler, à argumenter. Croyez-vous qu’il le fasse volontairement ?

Quand quelqu’un se tait, se bloque, se tétanise. Croyez-vous qu’il n’ait rien à dire ?

 

  • Le deuxième élément, ces réactions s’imposent à nous. Ce sont nos cerveaux reptilien et limbique qui prennent le contrôle de notre cerveau cortical, pour assurer notre survie. Nous ne pouvons y échapper.

 

  • Le troisième élément : à chaque inconvénient son bénéfice ! Voyons les qualités de ces trois défauts.

Les personnes qui ont tendance à s’énerver ont des capacités à obtenir des résultats supérieures aux autres.

Les personnes qui ont tendance à s’agiter ont des capacités relationnelles et uen grande créativité lorsqu’il s’agit de trouver des solutions nouvelles.

Les personnes qui ont tendance à se bloquer, à se décourager ont une capacité forte à s’occuper des autres, à s’adapter et à avoir envie d’être utiles.

 

  • Le quatrième élément : derrière chacune de ces réactions émotionnelles il y a une logique.

Il y a un besoin qui n’est pas satisfait. Plus le manque est important, plus la réaction est forte.

C’est pour cela qu’il est possible de les apprivoiser à notre profit plutôt que les subir.

 

Comment les désamorcer ?

Je vous propose de comprendre ensemble à partir de lundi chacune de ces trois réactions et les meilleurs moyens de les « apprivoiser ».

La suite dans notre prochain épisode !

La chance : une compétence qui se travaille ?

J’ai retrouvé cette vidéo d’il y a quelques années, que je trouve tout aussi stimulante que provocante. Philippe Gabilliet, professeur à l’ESCP, nous y propose une vision inhabituelle de la chance : loin d’être de l’ordre du hasard, la chance serait une compétence qui peut se travailler.

En effet, Gabilliet affirme que la chance est avant tout « la capacité à créer autour de nous un environnement favorable ». Elle dépend de notre facilité à déclencher les opportunités, c’est-à-dire à rencontrer les bonnes personnes au bon moment et être à l’écoute des bonnes demandes.

Mais comment donc travailler notre chance ? Gabilliet répond par 4 conseils :

  • Exercer notre vigilance. Et pour maintenir notre curiosité affûtée, rappelons-nous de cultiver la nouveauté et de sortir de nos routines.
  • Alimenter notre réseau, non pas comme un simple carnet d’adresses, mais devenir créateur de liens entre les gens. Je trouve ce point particulièrement intéressant : pouvoir tisser des liens riches avec notre entourage et aider les autres dans leur développement professionnel peut non seulement être gratifiant mais aussi nous aider à atteindre nos objectifs.
  • Face aux échecs, se rappeler que les épisodes de malchance sont avant tout des opportunités pour rebondir. Ne pas se décourager et savoir extraire de nos échecs les apprentissages qui nous permettront de nous projeter vers nos prochains projets.
  • Anticiper ! Les gens chanceux ont toujours un projet d’avance, qui leur permettra de saisir au vol les opportunités qui se présentent.

Cette vidéo, concise et riche, reflète à mes yeux une perspective très intéressante, aussi bien pour notre vie professionnelle que pour notre vie privée. Elle nous rappelle que nous sommes créateurs de notre vie et que ce qui nous arrive dépend aussi de notre façon de percevoir la réalité. Si bien nous pouvons traverser des épisodes difficiles, notre façon de les appréhender et de les utiliser pour avancer est essentiel pour les transformer en éléments positifs. Qu’en pensez-vous ?

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